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Beaucoup de gens ignorent qu’ils ont le diabète ou l’hypertension artérielle. Et selon les dernières  statistiques, plus de 70% de personnes vivent avec ces maladies non transmissibles. D’où l’importance de se faire dépister dans un centre de santé.

En  collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Fonds des nations unies pour l’enfance (UNICEF), le ministère de la Santé organise, du 22 septembre au 22 décembre 2020 à Kinshasa,  une campagne de sensibilisation des co-morbidités du coronavirus, diabète et hypertension. Cette annonce a été faite, hier mardi 15 septembre 2020, au cours  d’un briefing  organisé à l’attention de la presse.

Le but poursuivi est de protéger, prévenir les risques  liés  à la COVID-19 pour le groupe de personnes souffrant de maladies non transmissibles. Point focal de prise en charge à l’Organisation mondiale de la santé, le Dr Marie-Claire a défini la co-morbidité comme étant une pathologie chronique avec laquelle on vit.

Selon les études récentes, a-t-elle indiqué, sur les 215 patients décédés, 30% d’entre eux, dont l’âge varie entre 50 ans et plus,  meurent du diabète et 39 % de l’hypertension. Au niveau de la prévalence, il a été noté 47% de cas  d’hypertension et 33 % de ceux du diabète.

Pour le Dr Marie-Claire, l’hypertension et le diabète restent les deux co-morbidités dans la prise en charge. D’où la nécessité de renforcer la sensibilisation pour réduire les risques de contamination.

Le diabète est mal connu en RDC

S’agissant de la campagne de sensibilisation qui sera lancée le 22 septembre prochain, le Dr Jean-Claude Dimbelolo, directeur du Programme national de lutte contre le diabète, a précisé qu’elle portera sur la sensibilisation, le dépistage et la prise en charge. « Se faire dépister du diabète ou de l’hypertension artérielle permet de connaître son état de santé et de se faire soigner dans un centre de santé ou dans un hôpital », a-t-il rassuré. Et de poursuivre, outre les structures déjà existantes qui font la prise en charge des diabètes, les 10  centres de santé retenus pour la campagne dans un premier temps à Kinshasa pour le dépistage fonctionneront tous les   lundi, mercredi et vendredi. L’OMS  a prévu un équipement médical  pour approvisionner les centres de dépistage.

Le Dr Jean-Claude Dimbelolo a également fait savoir  que le coronavirus déséquilibre le diabète. « Un diabète ou une hypertension artérielle mal contrôlée risque de développer une forme grave de coronavirus pouvant conduire à la mort ».

L’hypertension, qu’est-ce ?

Le Dr Lisette  a, pour sa part, défini l’hypertension comme étant une maladie cardio-vasculaire. Avec le diabète, elle marche ensemble, a-t-elle indiqué. Sur 100 % de personnes qui souffrent de la COVID-19, la part de l’hypertension à travers le monde  varie entre 15 et 73 %. Une étude a révélé qu’une personne sur deux ne sait pas qu’elle souffre de cette maladie. La plupart de personnes soufrant d’hypertension ne ressentent aucun symptôme. Toutefois, l’hypertension cause parfois les symptômes suivants : maux de tête, vertiges, essoufflements, étourdissement, douleur thoracique, palpitations cardiaques et saignement de nez.

De la protection  contre la COVID-19

Si on est diabétique ou hypertendu, il faut se laver  fréquemment les mains  avec de l’eau coulante, du savon ou de la cendre ou encore  utiliser  du gel  désinfectant, porter un masque quand on est dans des espaces publics et garder une distance d’au moins un mètre avec les personnes autour de soi. Il aussi question d’éviter les lieux très fréquents et ceux de rassemblement, de prendre correctement et régulièrement les médicaments habituels, continuer à observer un régime alimentaire sain et équilibré et de pratiquer régulièrement  de l’exercice physique.

Sur le lieu de travail, limiter au stricte nécessaire la participation aux réunions. Si la réunion est très importante, privilégier celles par vidéo-conférence.

Véron Kongo