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Une attaque armée des présumés Maï-Maï a été déjouée tard dans la nuit du mardi 8 septembre par les éléments des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) à Oicha, une cité située à une vingtaine de km au Nord de Beni, dans la province du Nord-Kivu.

Selon le président de la Société civile d’Oicha, Philippe Paluku Bonane, citée par radiookapi.net, cette attaque déjouée par les troupes loyalistes a eu lieu aux environs de 19 heures locales, quand un groupe d’hommes armés, identifiés comme des miliciens Maï-Maï, a attaqué la position des FARDC, au quartier Mabasele, vers la partie Sud-Ouest d’Oicha. Et d’ajouter que ces accrochages ont duré au moins une trentaine de minutes. 

De son côté, la population de cette zone qui s’est déplacée vers le centre d’Oicha, a félicité l’armée régulière pour son intervention rapide par rapport aux alertes. Ce qui a fait que cette nouvelle attaque soit déjouée, rapporte la même source. 

«La population félicite beaucoup les militaires pour cette action qu’ils ont réalisée, parce qu’il n’y a eu aucun dégât. Donc, c’est un milieu où on fait l’approvisionnement des vivres et (produits non alimentaires). La population a peur d’y entrer. Mais nous connaissons qu’il y aura un peu d’accalmie      compte tenu des comportements qu’ont affichés nos militaires parce qu’ils ont refoulé ces ennemis », a indiqué Philippe Paluku Bonane.

Calvaire des  déplacés

Toujours dans le Nord-Kivu, des milliers de personnes déplacées ont abandonné leurs habitations. Elles ont fui les  attaques des ADF depuis quelques semaines dans plusieurs villages et localités du  territoire de Beni.

Selon la Société civile et des organisations de défense des droits de l’Homme, ce déplacement  s’est accentué la semaine dernière à la suite de la résurgence des attaques des ADF dans la région, renseigne radiookapi.net. Avant de noter que ces déplacés se sont dirigés vers les grandes agglomérations jugées sécurisées. 

Se confiant à la presse, Me Omar Kavota de l’ONG Centre d’études pour la promotion de la paix, la démocratie et les droits de l’Homme parle d’un désastre humanitaire dans trois secteurs de Beni : Mabu, Rwenzori et Watalinga.  La plupart des populations dans ces entités ont fui.

Et d’indiquer que sur plus ou moins 1.500.000 personnes qui vivent dans le territoire de Beni, au niveau de notre organisation, nous réalisons que plus ou moins 5.550 mille sont des déplacés.

La situation sécuritaire à Beni ainsi décrite mérite une attention particulière du gouvernement central appelé à assurer la protection des personnes et de leurs biens. Le renforcement des troupes loyalistes et des services de sécurité sont parmi les stratégies à promouvoir. Sans oublier l’instauration des patrouilles mixtes FARDC-Monusco (Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo) dans les différents quartiers du territoire.

Victime des attaques des forces négatives, la population civile a tout intérêt, non seulement de se désolidariser, mais aussi de dénoncer aux autorités administratives, la présence parmi elle des suspects.

A.T.