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La récente rencontre du chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, avec les collectifs des représentants des professeurs membres de l’Association des professeurs de l’Université de Kinshasa (APUKIN) et de l’Association des professeurs de l’Université Pédagogique Nationale (APUPN) produit déjà des effets positifs. Le suspense des étudiants  finalistes de l’UPN cède à l’optimisme car assurés de renouer avec les auditoires. L’opinion souhaite également voir l’APUKIN emboîter le pas à l’APUPN  afin d’épargner les finalistes de l’Université de Kinshasa de toute malice.  

Après avoir observé un arrêt de travail pendant près  de sept mois, les professeurs de l’Université Pédagogique Nationale (UPN) ont accepté de reprendre les activités académiques, conformément au réaménagement du calendrier de l’année académique 2019-2020. Ce, après la suspension du mouvement par l’APUPN.

Cette décision a été prise au cours de l’assemblée générale extraordinaire tenue le mardi 8 septembre 2020 et consacrée à une nouvelle évaluation de la situation après l’audience du chef de l’Etat accordée le dimanche 6 septembre 2020 au collectif  des représentants des professeurs de l’APUPN. 

Intervenant le mercredi 9 septembre 2020 dans l’une des éditions matinales de la chaîne de radio Top Congo Fm, le rapporteur de l’APUPN a fait savoir que la position des professeurs de l’UPN s’explique par le fait que le comité exécutif de cette association s’est bien comporté  pendant les  démarches consacrées aux revendications salariales des professeurs de cette université.

Ensuite, sur la base du rapport qui leur a été fait, les professeurs membres de l’APUPN ont, pour leur part, apprécié la bonne foi du chef de l’Etat de vouloir s’investir dans la recherche des solutions à leurs revendications.

Dans sa réponse, a indiqué le rapporteur  de l’APUPN, le président de la République est même allé plus loin  en promettant d’améliorer les conditions de vie, non seulement des professeurs, mais également du personnel de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU). « Ce sont tous ces faits évoqués ci-haut qui ont motivé la décision des professeurs de l’Université pédagogique nationale de suspendre l’arrêt de travail qu’ils avaient décrété.

La balle est donc dans le camp du président de la République qui, comme le clament les professeurs, constitue le dernier rempart.

Prendre le relai

Bien que le chef de l’Etat ait promis de s’impliquer personnellement dans la résolution des problèmes des professeurs, le ministère de l’ESU devra absolument le relayer dans la matérialisation de cette promesse. L’heure des négociations étant révolue, il est maintenant question de passer à la concrétisation de la volonté du président de la République pour que cessent les promesses fallacieuses qui perturbent, souvent, la bonne marche des enseignements dans le secteur.

Le 15 septembre s’ouvre en République démocratique  du Congo la session parlementaire de septembre, essentiellement budgétaire. C’est l’occasion pour le ministère  de l’ESU de convaincre le Parlement qui est l’autorité budgétaire afin que soit réservée une quotité budgétaire significative en faveur des professeurs et du personnel du secteur.

La reprise des cours étant effective depuis le 10 août dernier,  il n’y a aucune raison de s’arrêter à mi-chemin. Car, en réaménageant le calendrier 2019-2020, l’objectif visé est de faire en sorte que l’année académique 2020-2021 démarre le 14 décembre 2020 dans de bonnes conditions.

Véron Kongo