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Didier Mazenga, ministre Palu des Transports et Voies de communication, doit encore plus d’explications sur les raisons évidentes qui l’ont conduit à suspendre, sans ménagement, le directeur général de l’Autorité de l’aviation civile du Congo (AAC), Jean Tshiumba Mpunga.

A première vue, les motifs invoqués par le ministre des Transports ne tiennent pas la route. Il peine à convaincre.  Au siège de l’AAC, c’est déjà l’arrêt de travail. Le personnel s’oppose à une décision qu’il juge inique et entachée de subjectivité.

Les agents et cadres de ce service public s’opposent farouchement à ce qu’ils qualifient d’une révocation « arbitraire ». 

Le personnel de l’AAC sollicite désormais l’intervention du Premier ministre ainsi que celle du Président de la République afin de ramener le calme dans ce service public. Les manifestants, en colère, ont barricadé jeudi l’entrée principale du siège de l’AAC, situé au rez-de-chaussée de l’Immeuble de la SCTP.

Ils exigent la réhabilitation de leur directeur général. «Les raisons invoquées par le ministre Didier Mazenga étant totalement subjectives», clament-ils. «Les raisons que le ministre a invoquées ne sont pas évidentes, car elles ne relèvent pas ses attributions. Il n’a pas parlé de la mégestion ou quoi que ce soit. Le ministre parle de l’insubordination, nous affirmons qu’il n’y a aucun cas avéré», a fait part un agent de l’AAC, suivant les propos rapportés par scooprdc.net.

En effet, selon les faits présentés par le ministre Didier Mazenga, le DG  Jean Tshiumba Mpunga a été suspendu pour avoir signé en septembre 2019, à l’insu du gouvernement, un accord avec la société Loon LLC, projet par la firme américaine Google (Etats-Unis), pour le survol du territoire congolais de leur ballons stratosphérique qui a échoué dernièrement dans la brousse de Buta.

Ce qui n’est pas vrai. Car, en date du 1er juillet 2020, le DG de l’AAC avait fait part au conseiller spécial du chef de l’Etat en matière de sécurité de l’accord conclu avec la firme américaine, en réservant copie de sa correspondance à sa tutelle.

J.M.