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La réforme de la Céni est au cœur de toutes les conversations, mais on ne sait pas exactement comment s’y prendre. A ce jour, on compte déjà quatre initiatives distinctes qui vise un seul objectif : réformer la Céni pour des élections crédibles en 2023. De son côté, le FCC, majoritaire au Parlement, a déjà annoncé les couleurs, rappelant à qui voudrait l’attendre qu’il n’adhérera pas à un schéma qui s’écarte du cadre institutionnel. Avec cet enlisement, il y a fort à parier qu’on retourne finalement dans la case de départ. Dans cas conditions, revenir sur la piste Ronsard Malonda reste encore probable.

Chacun y va avec son initiative. Sur le marché actuellement, on en compte quatre. Tous disent vouloir la réforme de la Commission électorale nationale indépendante (Céni). Un enjeu devenu stratégique à cause du fait que pour les politiciens congolais, la victoire électorale ne peut être acquise qu'en contrôlant la Céni. En clair, tous ont comme leitmotiv d'empêcher à l'autre de tricher. Donc chacun y va de sa volonté de dribbler les autres par la tricherie. C'est une bande de voleurs qui ont la même intention de dérober la souveraineté du peuple. 

Il y a d'abord l'initiative du professeur Bob Kabamba. Le Liégeois se propose d'organiser un forum d'experts sur les réformes à mener sur la Commission électorale nationale indépendante. Pour lui, il s'agit de mettre autour de la table les experts de Lamuka, CACH et FCC pour déterminer  des options fondamentales de la réforme.

Il y a le Groupe de 13 personnalités qui font le tour des personnalités responsables de la crise actuelle. Ils ont vu le chef de l'État, l'ancien vice-président Jean-Pierre Bemba, le Premier ministre Ilunga, la Céni, les églises,... Ils sont porteurs d'une initiative allant dans le sens d'obtenir un consensus sur les termes de la réforme.

Alors que les 13 espèrent toujours faire valider leur schéma, l’un d’entre eux, Paul Nsapu, vient de quitter le navire. Il a annoncé sa candidature à la présidence de la Céni, prenant de court ses compagnons du Groupe de 13 qui s’inscrivait cependant dans la logique de la réforme, avant toute désignation de nouveaux animateurs de la Céni.

Les églises Catholique et Protestante ont également en commun une initiative allant dans le même sens. Un pays voisin est aussi très actif dans la recherche d'une solution à la crise liée à l'organisation des élections.

Autant d'initiatives visant la réforme de la Commission électorale nationale indépendante, ça fait désordre !  Pour plus d'efficacité, il serait indiqué que les initiateurs se mettent ensemble pour parler d'un même langage. Il n'est pas question d'aller en ordre dispersé comme actuellement.

Quoi qu’il en soit, la plus grande attente n'est pas de multiplier des initiatives mais de rechercher l'efficacité afin d'aboutir à un compromis qui mettra tout le monde d'accord sur l'essentiel, c’est-à-dire l'organisation de bonnes élections.

Hugo T.