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L'ancien gouverneur du Haut-Katanga, Jean-Claude Kazembe, a été chassé de la ferme Futuka de Moïse Katumbi dans la périphérie de Lubumbashi par la population en colère qui n'avait pas compris qu'une délégation tente de s'introduire dans un espace qui leur assure la survie.

Tout le monde sait que Moïse Katumbi est depuis un temps à Kashobwe, dans son village natal. Toute la période de l'état d'urgence, il était dans son village.

Pour sensibiliser la population à la marche contre les propositions de loi de Minaku et Sakata ainsi que la désignation frauduleuse de Ronsard Malonda, il avait effectué un bref séjour à Lubumbashi. Aussitôt après avoir annulé la marche de Lubumbashi et participé activement à la sensibilisation des Kinois et des Congolais à travers les médias, il est retourné à Kashobwe. L'ex-gouverneur populaire du Grand Katanga a même fait une apparition publique pour suivre les travaux de construction d'une université, loin de Lubumbashi et sa périphérie.

Volontairement, Jean-Claude Kazembe est allé là où il savait à l'avance qu'il ne trouverait pas le propriétaire des lieux. Aussi curieux que cela puisse paraître, c'est une forte délégation qui s'est improvisé à la barrière, sans avoir obtenu l'accord préalable d'un quelconque rendez-vous.

Ce sont finalement les riverains qui les ont chassés, les soupçonnant d'une tentative de sabotage des lieux. L'initiative de Jean-Claude Kazembe a donc débuté sur une mauvaise note, celle de la manipulation.

Est-ce à dire la porte est définitivement entre les deux frères ennemis du Grand Katanga ? Ce n’est pas évident. Tout reste encore possible.

En tout cas, dans le Grand Katanga, le clergé local a été mis à contribution pour jeter le pont entre les deux leaders. Pour l’instant, Moïse Katumbi rappelle qu’un possible rapprochement avec Kabila n’est pas dans son agenda. Il dit se concentrer plutôt sur la survie de la population du Grand Katanga par ce temps difficile de Covid-19.

Ce qui suppose qu’il ne ferme pas la porte à toute éventualité. Mais, le premier faux-pas de Kazembe pourrait bien hypothéquer son initiative.

Hugo Tamusa