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En République démocratique du Congo, il y a des dates inoubliables. A côté de celle du 30 juin qui rappelle l’accession du pays à l’indépendance, il y a aussi cette date macabre du 02 août 1998 qui marque le début d’une rébellion menée à partir de Goma dans le Nord-Kivu.

Cette date rappelle un vieux souvenir qui ne va pas s’effacer de sitôt dans la mémoire collective des Congolais.

En effet, ce jour-là, des troupes loyalistes se sont désolidarisées de l’armée nationale lançant avec l’aide de l’Ouganda, du Rwanda et du Burundi une rébellion. Un commando parti de Goma va prendre en possession la base militaire de Kitona sur le littoral de l’Océan Atlantique, avant de lancer une offensive sur la ville de Kinshasa.

Plus tard naitra le RCD qui portera la bannière de cette rébellion. L’échec de l’invasion de Kinshasa par les troupes du RCD va alors précipiter la RDC dans une spirale de violences sans commune mesure. Des millions de Congolais vont périr. C’est génocide congolais. Un drame oublié que le monde libre cherche toujours à étouffer.

Pour l’année 2020, la date du 02 août est presque passée inaperçue dans l’opinion publique. Pourtant, c’est un drame que les Congolais ne sont prêts à effacer de leur souvenir.

De la même manière qu’on enseigne avec fierté la date du 30 juin, de la même manière aussi les Congolais devaient se souvenir de ce mal profond qui s’est abattu sur son pays à partir du 02 août 1998.

Voilà 22 ans que nous restons tous silencieux sur une date qui a plongé depuis lors la RDC dans un cycle de violences à la fois indescriptibles et interminables. Jusqu’à ce jour, la RDC continue à panser les plaies de ce qui a commencé ce jour-là, soit le 02 août 1998.

Ce n’est donc un fait isolé. Nous disons non ! La date du 02 août 1998 ne peut pas être jetée dans les oubliettes. Les Congolais doivent s’en souvenir. Car, c’est la date qui marque le début d’une humiliation collective qu’on continue à subir jusqu’à ce jour.

C’est un souvenir amer, si douloureux qu’on n’est pas prêt à oublier. Chaque jour qui passe, les Congolais doivent se remémorer de cette date, la méditer et l’enseigner à leurs enfants. Pour qu’un jour, l’honneur à jamais souillé soit enfin rétabli.