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Au bureau de la chambre basse du Parlement, les jours de Jean-Marc Kabund A Kabund sont comptés. Sa présence à côté de Jeannine Mabunda, présidente de l’Assemblée nationale, ne tient plus qu’à un fil. Entre le FCC et le CACH, son sort a d’ores et déjà été scellé - en haut lieu d’ailleurs. Le fusible a fini par céder. Désormais, Kabund est indésirable pour la survie de la coalition au pouvoir.

Le vice-président de la chambre basse du Parlement passe peut être ses derniers jours aux côtés de la speakerine de l'Assemblée nationale. Une motion de défiance a été déposée contre lui par un député du Mouvement de libération du Congo (MLC), Jean-Jacques Mamba. Cette pétition, qui réclame le départ du vice-président Jean Marc Kabund, est juste une sous-traitance.

Depuis un temps, le FCC cherche à se débarrasser de ce vice-président qui peine à enfiler l'habit d'homme d'État, demeurant toujours dans sa posture de parlementaire-debout. Jean-Marc Kabund a accusé les bureaux de deux chambres parlementaires d'avoir voulu organiser le congrès contre 7 millions de dollars américains qui devraient sortir du Trésor public. En cette période de pandémie du Coronavirus (Covid-19), c'était incroyable que l'État sorte cette colossale somme pour un congrès alors qu'il n'y avait pas d'urgence.

Dans l'opinion, le chiffre de sept millions de dollars américains a choqué plus d'un.

La motion venue du MLC n'a pas eu du mal à réunir 62 signatures. Suffisant pour que la question figure à l'ordre du jour et fasse l'objet de la procédure prévue par le Règlement intérieur de l'assemblée nationale.

Il sera donc difficile de stopper la procédure sans heurter une disposition de la Cour constitutionnelle. On se rappelle dans un de ses arrêts, la haute Cour avait indiqué que les motions incidentielles, visant à stopper une procédure, n'était pas conforme à la Constitution.

Quel que soit l'arrangement que les deux forces de la coalition vont trouver, la loi oblige que pendant cette période, Jean-Marc Kabund devra s'asseoir sur un siège éjectable. C'est le vote à bulletin secret qui décidera du sort du vice-président de l'Assemblée nationale.

Les parlementaires debout qui ont pris l'option de veiller, voire corriger des députés qui suivront la voie de destituer Kabund, devront prendre leur mal en patience. La loi est dure. Elle prévoit que dans la situation de Kabund, il doit passer des moments de stress par la peur d'une retentissante destitution qui pourrait avoir des conséquences sur la survie de la coalition.

Déjà, des noms sont cités pour succéder à Kabund. Au sein de CACH voire de l'UDPS, il y a de ceux qui ne voudraient pas voir Kabund rester encore vice-président de l'Assemblée nationale.

Qu'on résiste ou pas, Kabund subira la rigueur de la loi, en remettant son sort à la volonté de la plénière de l'Assemblée nationale. Le compte à rebours est lancé.

Jonathan Mutadjiri