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Alors qu’un vent violent souffle au sein de la coalition au pouvoir, des diplomates, occidentaux pour la plupart, accrédités à Kinshasa, ont pris leur bâton de pèlerin pour une mission de bons offices auprès du chef de l’Etat Félix Tshisekedi. La journée de jeudi 22 octobre n’a pas été de tout repos pour le Président de la République. L’instabilité récurrente de la partie Est de la RDC était également à l’ordre du jour.

Alors qu’il a promis de s’adresser ce vendredi à la nation, des diplomates occidentaux en poste à Kinshasa ont voulu en savoir un peu plus en faisant jeudi le déplacement de la cité de l’Union africaine où le chef de l’Etat Félix Tshisekedi a établi ses bureaux.

Selon la presse présidentielle, une délégation des ambassadeurs, chefs de missions diplomatiques et représentants des organismes internationaux basés en RDC a été reçue par le Président de la  République. La problématique sécuritaire dans l’Est de la RDC était au menu de leurs échanges. C’est côté cour.

Coté jardin, des indiscrétions rapportent que de graves tensions qui minent la coalition au pouvoir ont été sur la table des discussions. Craignant une escalade de violences qui pourraient perturber la marche de la RDC, les diplomates occidentaux ont décidé de jouer au sapeur-pompier.

Toujours est-il que, revenant sur le dossier de l’Est de la RDC, Mme Emilie Maltman, ambassadrice de Grande-Bretagne en RDC, a indiqué que les diplomates ont été informés du nouveau projet de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion Communautaire ( DDRC) ; une nouvelle approche conçue par le chef de l’Etat en vue de l’éradication des groupes armés dans l’Est de la RDC. Ils ont unanimement salué cette initiative et promis leur appui pour sa réussite.

A en croire la presse présidentielle, les représentants de la communauté internationale se sont particulièrement réjoui d’avoir un point focal, notamment la Banque mondiale et la Monusco. Les ambassadeurs des Etats-Unis, de la France, de Grande-Bretagne, du Canada, de la Suisse, de la Belgique ainsi que des représentants de l’Union européenne, de la Banque mondiale et de la Monusco ont pris part à cette séance de travail.

Plaidoyer pour l’allégement de la dette

Bien avant de s’entretenir avec les diplomates occidentaux, Félix Tshisekedi qui se prépare à prendre en 2021 la présidence tournante de l’Union africaine a, en sa qualité de premier vice-président de l’UA, participé à la 2ème réunion de coordination entre l’UA, les communautés économiques régionales et les mécanismes régionaux.

Présidée en visioconférence par le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, président en exercice de l’UA, cette réunion a connu la participation des chefs d’État du Mali, du Kenya et de l’Égypte - tous membres du bureau de l’UA. Les chefs d’Etat, présidents en exercice des comités économiques régionaux, dont ceux du Gabon (CEEAC), du Rwanda (EAC), du Mozambique (SADC), du Ghana (CEDEAO), du Tchad (CEN-SAID) et du Soudan (IGAD), ont également pris part à cette réunion.

Dans son allocution, Félix Tshisekedi a rappelé à ses homologues l’adhésion totale de la RDC à la nécessité impérieuse de concrétiser les programmes d’intégration régionale avec la ZLECAF comme pilier de cette vision.

« La RDC prend toutes les dispositions pour ratifier les instruments juridiques de la Zone de libre échange économique africaine », a-t-il  déclaré. Selon lui, la ZLECAF doit, pour « produire ses effets optimaux, s’accompagner de l’industrialisation, de la transformation de nos matières premières et de la solution du défi énergétique d’Inga ».

Cette 2ème réunion  a aussi examiné le rapport intermédiaire sur la pandémie à Covid-19 en Afrique.

Le rapport sur l’état d’intégration régionale et la situation des institutions financières de l’UA ont été également intégrés à l’ordre du jour.

Président de l’UA en 2021, Félix Tshisekedi a fait le plaidoyer en vue de l’allègement de la dette des pays africains pour dégager des marges financières, non seulement pour la riposte contre la Covid-19, mais aussi pour le renforcement des systèmes de santé publique et la relance des économies et secteurs sociaux impactés par cette pandémie.

A noter que cette réunion a aussi connu la participation du président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat, et celle du Commissaire de l’UA aux affaires sociales.

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