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Ils ont fait semblant d’être en harmonie, apprenant à se supporter mutuellement, malgré les coups-bas et les contradictions qui minent leur coalition. Mercredi 21 octobre, on a eu finalement la preuve de la bataille interne qui rongeait le couple. Les fissures sont telles que l’avenir s’assombrit de plus en plus. Le divorce est consommé.

Mais le plus important à ce niveau, c’est de savoir comment les uns et les autres vont gérer la suite des événements jusqu’à la prochaine échéance électorale de 2023.

La cérémonie de prestation de serment de trois juges constitutionnels a marqué une fracture politique dangereuse pour le pays et la coalition au pouvoir. Dans la salle de Congrès du Palais du peuple, le Premier ministre et l’écrasante majorité de son Gouvernement étaient introuvables. Tous ont suivi le mot d’ordre de leur camp politique, le FCC. Le boycott a été au rendez-vous.

Le bras de fer est ouvertement lancé, la ligne rouge a été franchie. Il faut s’attendre au pire, car tout combat entre deux puissances entraîne toujours des dommages collatéraux considérables.

Quant à la suite des événements, l’opinion publique est partagée. Tous sont suspendus au message qu’adresse ce soir le chef de l’Etat à la nation.

Au regard des tirs croisés venant de toutes parts, le suspense et le doute vont longtemps planés dans l’esprit du Congolais.

La population, première victime de ce combat imminent, en a marre de ces querelles intestines au sommet de l’Etat.

S’il vous plait, réconciliez-vous pour le bonheur de la RDC et de son peuple ! Il n’est pas trop tard pour répartir du bon pied.

Depuis 1990, la démocratie congolaise bat de l’aile. Quoi que chaotiques, les trous cycles électoraux de 2006, 2011 et 2018 ont suscité un nouvel espoir. Malheureusement, il est en train de s’envoler.

Avec cette nouvelle crise qui s’installe entre les deux partenaires à la coalition, on craint que la RDC fasse un grand recul en termes d’acquis démocratiques.

Econews