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En marge de la cérémonie de prestation  serment des trois nouveaux membres de la Cour constitutionnels qui a eu lieu mercredi 21 octobre 2020 dans la salle des congrès du Palais du peuple, la population a appelé le président Tshisekedi à dissoudre l’Assemblée nationale. Cela suite à l’absence de présidents des deux chambres du Parlement, à savoir Jeannine Mabunda, présidente de l’Assemblée nationale, et Alexis Thambwe Mwamba, président du Sénat, tous les deux membres du Front commun pour le Congo (FCC).

Il sied de rappeler qu’un jour avant la cérémonie, les présidents de deux chambres du Parlement avaient fait savoir, dans leur lettre commune adressée au Président Tshisekedi, qu’ils ne sauraient ni organiser cette cérémonie, ni en être partie prenante. Et sans doute, ils ont été respectueux de leur décision. Néanmoins, le premier vice-président du Sénat était de la partie. Et c’est lui qui a accueilli le Président de la République à son arrivée au Palais du peuple.

Outre l’absence de présidents de deux chambres du parlement à cette cérémonie, il convient également de signaler celle remarquée du Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba. Une situation que les invités et autres sympathisants des partis politiques présents sur le lieu ont déplorée en parlant même d’un sabotage. « Nous avons remarqué un désordre, dès notre arrivée à l’entrée de l’hémicycle. Il n’y avait personne pour accompagner les différentes personnalités et les installer. Dans la salle, il y avait des va-et-vient des invités. Vous voyez les conditions dans lesquelles la cérémonie s’est déroulée », a indiqué un sympathisant du Front commun pour le Congo de l’ancien Président de la République, Joseph Kabila, sous le sceau de l’anonymat.

Mécontent de l’attitude de ses ‘‘chefs’’, il regrette que le Président Tshisekedi ait été humilié à ce point. Pour lui, ce dernier n’a qu’à tirer les conséquences de l’acte posé par ses alliés politiques.

Et un autre de CACH (Cap pour le changement) de Félix-Antoine Tshisekedi de souligner : « C’est vraiment décevant pour la classe politique congolaise. Chacun ne voit que ses intérêts. Même aveuglement et – excusez-moi le terme – bêtement, on suit le mot d’ordre du chef. Même s’il est mal donné et va contre l’intérêt général. Comment les sénateurs et députés dignes de ce nom peuvent-ils chercher à ridiculiser un chef de l’Etat en fonctions ? C’est sans doute une première en Afrique et dans le monde. Méritent-ils encore la confiance du peuple ? Je ne crois pas. Si le président de la République tient à réussir son mandat, il est appelé à dissoudre le Parlement qui n’est d’ailleurs qu’une caisse de résonnance. Le gouvernement n’est pas épargné non plus ».  

Noura Mukaba (Stagiaire Ifasic)