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Lancée dans la douleur, la gratuité de l’enseignement de base s’enracine tant bien que mal dans les mœurs congolaises. Après la Banque mondiale qui a mis la main à la poche en allouant 800 millions Usd en faveur de la RDC pour soutenir cet ambitieux programme, c’est le tour de l’Unesco d’accompagner la vision du Président Félix Tshisekedi. Reçue jeudi par le chef de l’Etat, la directrice de l’Unesco a confirmé la disponibilité de cet organisme spécialisé des Nations Unies à soutenir la RDC dans ce grand challenge.

La gratuité de l’enseignement est un pari que le chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, a promis de gagner. Malgré les premiers ratés de départ et des réticences apparues ça et là, la gratuité de l’enseignement fait son bonhomme de chemin. Elle reste dès lors irréversible. De plus en plus, des partenaires au développement frappent à la porte de la République Démocratique du Congo pour accompagner le chef de l’Etat dans sa vision. Le tout dernier est l’Unesco (Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture).

A ce sujet, le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a reçu, jeudi à la cité de l’UA, Mme Audrey Azoulay, directrice de l’UNESCO, accompagnée du ministre et vice-ministre à l’EPST, respectivement Willy Bakonga et Didier Budimbu, rapporte la presse présidentielle.

La patronne de l’Unesco est venue réaffirmer la ferme détermination de cette organisation onusienne d’accompagner le chef de l’Etat congolais dans la réforme importante de la gratuité de l’enseignement de base.

Devant la presse présidentielle, Mme Audrey a indiqué avoir échangé avec le numéro un des Congolais les modalités de l’accompagnement de l’organisme sous sa charge. Pour elle, cette réforme conduit à un plus grand taux de scolarisation, de même qu’elle donne l’occasion aux parents d’envoyer leurs enfants à l’école sans dépenses financières, suscitant ainsi des moyens des investissements renouvelés pour la formation des enseignants.

Étant donné que l’éducation est un droit, a poursuivi Mme Audrey, elle constitue une clé et un moyen à long terme pour le développement d’un pays. Il n’y a pas de développement et de paix sans l’éducation. C’est donc une réforme qui est précieuse et elle est la bienvenue, a-t-elle conclu.

Cette visite, qui coïncide avec la rentrée des classes en cette période de la pandémie du Covid-19, marque la volonté de l’UNESCO et tous les autres systèmes des Nations Unies à mettre la main à la pâte pour soutenir la gratuité de l’enseignement de base.

C’est la première fois que la directrice de l’UNESCO vient en RDC, et cela, à l’invitation du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Francis M.