www.econews.cd

C’était trop facile de croire que deux ennemis de longue date pouvait du coup faire route ensemble comme un couple en lune de miel. Le FCC de Joseph Kabila et le CACH de Félix Tshisekedi ne sont juste liés que par le sort. Dans le fond, les deux se détestent et se regardent en chiens de faïence.

Le peuple congolais assiste impuissant à un jeu de cache-cache entre le CACH et le FCC. On est en face d’une coalition d’hypocrites.

Les calculs vont dans tous les sens - 2023 s’approche. Chaque camp aiguise ses armes, n’attendant que le moment idéal pour asséner le coup fatal à son partenaire.

Le FCC se prépare pour un retour en force de leur camp ou encore plus de leur autorité morale, l’ancien Président de la République et sénateur à vie, Joseph Kabila. Son laboratoire fonctionne à plein régime pour la bataille électorale de 2023.

Pendant ce temps, le CACH dort encore sur ses lauriers, sans doute emporté par un exercice du pouvoir qu’il peine à apprivoiser.

Dans ce jeu de cache-cache, c’est le CACH qui a beaucoup plus à perdre, car en 2023, le Président Tshisekedi sera seul devant le peuple pour défendre son bilan de cinq ans à la tête de la RDC.

On sait voir ce jeu de mauvais goût qui se joue entre deux ennemis d’hier, condamnés par la force des choses à partager le même toit.

Le FCC, avec sa majorité au Parlement, met les bâtons dans les roues de la machine du CACH pour qu’il échoue. A son tour, le CACH prend certaines décisions - sûrement à l’insu de son allié qui se cache derrière le respect des lois de la République - pour le mettre en difficulté.

Le peuple congolais, le grand perdant, assiste impuissant à ce jeu de ping-pong qui paralyse tout un pays. C’est l’avenir du pays qui s’assombrit au jour le jour.

Si le camp de l’actuel Président de la République ne se ressaisit pas, il rendra des comptes au peuple qui regarde deux tourtereaux se régler en public des comptes. Sans honte ni vergogne.

Condamnés à vivre ensemble par la nature du deal qui le lie au terme des élections de décembre 2018, ce mariage contre-nature risque de finir très mal.

Oui, « le chien aboie, la caravane passe », dit-on ! Un autre adage rappelle que « c’est la fin qui justifie les moyens ». Voyons voir jusqu’où ira cet amour contrefait.