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Les deux leaders de Lamuka qui tentait de mobiliser la population contre l’élection de Minembwe en commune ont subi la loi de la police nationale.

A Martin Fayulu, les pneus de son véhicule ont été purement et simplement crevé par des policiers à l’aide de leurs poignards. En quelques minutes, les quatre pneus ne tenaient plus, empêchant au leader d’Ecidé de se rendre à la Place Pascal d’où devrait partir la marche. Il a été stoppé net dans sa progression par des policiers à la Place Échangeur de Limeté.

Une pratique condamnée par le chef de la police de Kinshasa, le général Sylvano Kasongo, et le ministre des Droits humains. Pour de nombreux observateurs, il s’agit ni plus ni moins que d’une destruction méchante de la part de la Police nationale congolaise. Tous appellent à des sanctions exemplaires

Muzito encerclé

Quant à l’autre ténor de Lamuka, l’ancien Premier ministre Adolphe Muzito, il a été obligé de rebrousser chemin après avoir été, lui aussi, fait l’objet de gaz lacrymogènes. La police l’a obligé à retourner à sa résidence d’Efobank. Des témoins racontent que les policiers avaient fait usage d’une violence inhabituelle. Pour l’empêcher de faire quoi que ce soit, sa résidence a été encerclée, empêchant toute possibilité d’accès.

La veille, l’ancien Premier ministre avait rendu public un communiqué de presse qui donnait sa position sur l’affaire de la commune de Minembwe. Pour lui, la création de cette commune n’avait pas respecté la procédure en cette matière.