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Le 11 octobre de chaque année, la communauté mondiale commémore la Journée internationale de la jeune fille. En marge de cet événement, le Réseau national des ONG pour le développement de la femme (RENADEF) a organisé, le mardi 13 octobre, une conférence-débat dans ses nouveaux bureaux, situés dans l’enceinte du PNMLS à  Kasa-Vubu. Le thème retenu pour l’année 2020 est «Ma voix, l’égalité pour notre avenir». 

En organisant cette activité, le RENADEF a voulu «contribuer à la réduction des violences basées sur le genre, des maladies sexuellement transmissibles et des grossesses précoces chez les jeunes filles».  

Pour la coordinatrice nationale du RENADEF, Mme Marie Nyombo Zaina, « il s’agit d’un grand jour dédié à la jeune fille ».

A travers cette activité, sa structure voulait donner aux jeunes  filles, la possibilité de faire entendre leur voix et de se mobiliser pour leurs droits.

C’est-à-dire leur donner l’opportunité de réinventer un monde meilleur qui s’inspire des adolescentes, un monde où elles sont mobilisées et reconnues, un monde où on l’on compte et mise sur elles.

Dans son exposé axé sur la «santé sexuelle et reproductive», le Dr Didier Lupeme a fait savoir que les jeunes constituent une grande force pour la République démocratique du Congo. Ils ont beaucoup de problèmes de santé sexuelle et reproductive pour la simple raison que ces derniers commencent précocement les rapports sexuels non protégés. Raison pour laquelle, ils sont exposés aux maladies sexuellement transmissibles, a-t-il souligné. Avant de noter que la place de la jeune fille, c’est à l’école pour préparer son avenir.

Exposés d’éclairage

A la question de savoir pourquoi les jeunes sont-ils confrontés à ce problème de santé, le Dr Didier Lupeme a évoqué plusieurs raisons, dont l’ignorance, l’influence inconsciente, le manque de confiance en soi, etc. Pour éviter le Vih/sida et autres maladies sexuellement transmissibles, l’orateur a proposé, entre autres, l’abstinence, l’utilisation des préservatifs, etc.

De son côté, le Dr Roger du Programme national multisectoriel de lutte contre le sida (PNMLS) a indiqué que le sida n’est pas une nouvelle maladie. Elle n’épargne personne. Elle est dangereuse. C’est pourquoi la République démocratique du Congo a élaboré plusieurs programmes pour combattre cette pandémie.

C’est le cas, à titre illustratif, du Projet pilote de lutte contre la vulnérabilité des adolescents et jeunes filles. Avant de démontrer que la pauvreté serait à la base de la débauche dans les milieux de jeunes filles. 

Il a, par ailleurs, invité ses interlocutrices à se faire dépister et surtout avoir un comportement responsable pour éviter le Vih/Sida.

Membre de l’ONG Codho et responsable d’une clinique juridique, Me Wilson Wilondja a indiqué que «cette journée doit constituer un cadre de réflexion et non une simple commémoration». Car, a-t-il ajouté, l’idéal que les voix de jeunes filles soient écoutées. Il a demandé aux jeunes filles à préparer leur avenir et surtout à dénoncer les cas de violences sexuelles, afin de combattre l’impunité.

Dans son plaidoyer, Me Wilson Wilondja  a convié les parents et autres responsables à supprimer les pratiques et les comportements culturels négatifs à l’encontre des filles.

A la place, il a proposé la promotion et la protection des droits des filles et renforcer la sensibilisation à leurs besoins et leur potentiel.

Dans leur réplique, les jeunes filles interrogées ont toutes plaidé pour l’égalité entre homme et femme et condamné toutes formes de discrimination dans la société.

A.T.