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Le lavage des mains avec de l’eau et du savon est une intervention de santé la plus efficace, rentable pour réduire l’incidence des maladies endémiques.

«Des mains propres pour tous, une véritable arme qui protège », tel est le thème international retenu, cette année, pour la journée internationale de lavage des mains célébrée, hier jeudi 15 octobre 2020.

Pour sa part, la République démocratique du Congo a retenu le thème ci-après : «Choisir le lavage des mains, c’est choisir la santé ».

Représentant le ministre de la Santé à la manifestation organisée pour la circonstance à l’hôpital de l’Amitié sino- congolaise situé dans la commune de N’Djili, le Dr Télé Batanpi Nkuna, directeur de cabinet adjoint, a mis un accent particulier  sur le respect des gestes barrières en cette période où l’humanité  est terrassée  par la pandémie meurtrière  qu’est la COVID-19. A cette heure de la rentrée scolaire 2020-2021, a-t-il  indiqué, le lavage des mains avec de l’eau et du savon doit être  une priorité pour arrêter la propagation des maladies  infectieuses. Pour ce faire, des actions de grande envergure  doivent être menées auprès de la population en lui faisant prendre  conscience  des bienfaits de lavage  des mains.

Vice-gouverneur de la ville de Kinshasa, Néron Mbungu Mbungu a  abondé  dans le même sens, en soulignant que le lavage des mains reste le moyen le plus sûr pour prévenir les maladies endémiques. A cet effet, il a invité les Kinoises et Kinois à se laver régulièrement les mains.

Pour le directeur de lutte contre les maladies (DLM), le Dr Mwamba, qui avait, auparavant, rappelé la genèse de la journée mondiale de lavage des mains instituée depuis 2008  par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le thème de cette année signifie que les habitants de tous les pays ont accès aux installations de base pour se laver les mains Mais, a-t-il poursuivi, de fortes inégalités persistent.

Sur le plan mondial, 60% de la population a accès à un équipement de base pour se laver les mains. De nombreux  pays à revenu élevé ont une couverture quasi universelle des installations. Dans les pays les moins avancés du monde, seulement 28% d’habitants ont accès aux installations de lavage des mains.

En République démocratique du Congo, a fait savoir le Dr Mwamba, il existe aussi de fortes différences dans la couverture  des installations de lavage des mains. Seulement, 34 % dans les zones rurales y ont accès.

Dans les zones de conflit, les enfants de moins de 5 ans risquent 20 fois plus de mourir de diarrhées que de la violence elle-même.

Le représentant d’OXFAM a précisé que son organisme intervient en eau, hygiène et assainissement. Dans le cadre de la lutte contre la Covid-19, il évolue dans la ville de Kinshasa, dans les provinces du Kwilu, du Kwango et le Grand Equateur. Sa  contribution par rapport au lavage des mains porte sur la construction des forages en collaboration avec l’Institut national de préparation professionnelle (INPP).

Quant au délégué du Secrétariat technique de la coordination  de riposte  contre la Covid-19 qui a transmis le message du Dr Jean-Jacques Muyembe, il a insisté sur le fait que se laver les mains sauve des vies dans l’ensemble du pays. Pour bénéficier de la protection, a-t-il ajouté, il faut le faire correctement et  régulièrement.

Véron Kongo