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Dans le cadre des préparatifs de la journée mondiale de lavage des mains

La RDC commémore, ce 14 octobre, la journée mondiale de lavage des mains dans un contexte particulier : l’apparition de la pandémie à coronavirus. D’où, il faut faire la promotion du lavage des mains qui constitue un des gestes barrières de cette maladie.

Le directeur de la Direction ‘‘Hygiène et salubrité publique’’ au ministère de la Santé, le Dr Gédéon Samba, a fait, hier mardi 13 octobre 2020 au siège du Programme national ‘‘Village assaini’’ à Kinshasa, un briefing à l’attention de la presse. Cela  en prévision de la journée mondiale de lavage des mains commémorée le 15 octobre de chaque année. Cette journée est placée, au plan international, sous le thème ‘‘Les mains  propres pour tous, une véritable arme qui protège » et au plan national sous le thème ‘‘Choisir le lavage des mains, c’est choisir la santé’’.

Les organisateurs ont prévu d’organiser avec faste cette journée.

A Kinshasa, une caravane motorisée partira de la commune de la Gombe et passera par quelques communes avant d’atteindre l’esplanade de l’hôpital sino-congolais de N’djili, cadre choisi pour la cérémonie de circonstance.

Le Dr Gédéon Samba a rappelé que cette journée est célébrée par l’humanité tout entière. « C’est une pratique, un geste aussi simple qui s’inscrit dans le cadre de la prévention des maladies », a-t-il signifié, faisant allusion au lavage des mains. 

Cette année, a-t-il poursuivi, cette journée sera célébrée dans un contexte particulier avec l’apparition de la pandémie à coronavirus où le lavage des mains constitue un des gestes barrières. Il a ensuite démontré l’importance du lavage des mains qui vise à prévenir les maladies, surtout des maladies féco-orales. D’où la nécessité de promouvoir ce geste, a-t-il souligné. Avant de signaler qu’en République démocratique du Congo, trois millions d’enfants meurent à cause de maladies liées à l’hygiène.

Enfin, le Dr Gédéon Samba a indiqué cinq moyens critiques pour prévenir ces maladies. Il s’agit de laver les mains avant de manger ou faire manger l’enfant, avant d’allaiter le bébé, avant de préparer les aliments et après avoir été aux toilettes et après avoir changé les couches des bébés.

Mme  Marceline Lusamba, chargée de la communication à la direction et formation à la Direction ‘‘Hygiène et salubrité publique’’, qui a succédé au Dr Gédéon Samba, a, pour sa part, expliqué pourquoi la presse et les jeunes ont été associés à ce briefing. Pour la presse, elle a indiqué qu’elle est appelée à transmettre ce message aux communautés afin d’atteindre le changement des mentalités. Quant aux jeunes, a-t-elle fait savoir, ils sont  des agents du changement et qu’à ce titre ils peuvent être utilisés pour vulgariser les bonnes pratiques d’hygiène.

Elle s’est ensuite étendue sur le schéma de transmission des maladies féco-orales. A ce sujet, elle a évoqué la défécation à l’air libre et condamné cette pratique qui, a-t-elle déclaré, est le point de départ de la maladie. « Les selles déposées à l’air libre appellent souvent les mouches », a-t-elle fait valoir.

S’agissant des légumes que l’on cultive, elle a attiré l’attention sur le fait que lorsqu’on les mange sans les laver, elles sont source de maladie. Enfin, en ce qui concerne les latrines, elle a insisté sur leur entretien afin d’éviter les mouches.

Mme Marceline Lusamba a interpellé les parents afin d’inculquer les techniques de lavage des mains à leurs enfants.

Pour se laver les mains, il faut que l’eau soit aussi disponible, a-t-elle fait remarquer. Pour elle, le thème de cette journée rappelle les inégalités  encore inexistantes dans l’accès à l’eau et à des installations de lavage des mains. Avant d’appeler chacun et chacune à s’engager dans la lutte contre ces inélgalités.

Pour rappel, l’assemblée générale des Nations Unies avait institué en 2008, le 15 octobre ‘‘journée mondiale de lavage des mains’’ avec pour objectif de prolonger et renforcer la campagne en faveur de l’amélioration des pratiques d’hygiène partout dans le monde.

En partenariat avec la Fondation Rich Club

Kinshasa : la commune de Kimbanseke lance la campagne de sensibilisation et de riposte contre la Covid-19

Véron Kongo

Etant donné que la pandémie à coronavirus continue à semer la désolation à travers le monde, la recommandation relative au respect des gestes barrières reste d’application stricte et rigoureuse.

Outre les efforts qu’il ne cesse de déployer pour venir à bout de cette pandémie meurtrière, le Gouvernement de la République démocratique du Congo s’attend également à une contribution de toutes les forces vives de la population en se mobilisant, d’une manière ou d’une autre, pour l’éradication totale de la Covid-19.

C’est dans ce contexte qu’il faut comprendre l’organisation d’une campagne de sensibilisation et de riposte contre la Covid-19 que vient de lancer la commune  de Kimbanseke,  en partenariat  avec Fondation Rich Club, (FORIC) que  préside  M. Zet Makela Luvualu.

Devant les 46 chefs des quartiers et notabilités de son entité réunis, hier mardi 13 octobre 2020 dans la salle de la maison communale de Kimbanseke, le bourgmestre Jeannot Canon Larose a loué les efforts de l’ONG FORIC sur le plan d’encadrement de la population de sa juridiction. « Loin de moi l’idée de sous-estimer les autres organisations non gouvernementales évoluant dans mon entité, mais les réalisations de la FORIC en faveur de mes administrés ont attiré mon attention à tel point que je me suis vu obligé de solliciter son apport dans le cadre de la lutte contre le coronavirus », a-t-il précisé. Pendant un mois de campagne, a-t-il indiqué, la population de Kimbanseke devra suivre les conseils que lui prodigueront-les équipes de la FORIC déployées sur le terrain.

Président de la Fondation Rich Club, Zet Makela Luvualu a, avant tout, remercié le bourgmestre de la commune de Kimbanseke pour le choix porté sur sa Fondation. Avant de rappeler que, depuis l’année dernière, l’humanité vit une situation grave, ayant trait à la pandémie meurtrière appelée Covid-19.

La République démocratique du Congo n’étant pas non plus épargnée, la Fondation Rich Club, en collaboration avec la commune de Kimbanseke et la ville de Bruxelles, s’est résolue de sensibiliser la population de cette entité à la riposte à la pandémie à coronavirus par l’observation des gestes barrières, conformément aux mesures édictées par le Chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Lesquels gestes semblent être négligés par beaucoup de gens, a déploré Zet Makela Luvualu.

Le manque d’observation des mesures préventives a poussé le président de la FORIC à évoquer l’adage ci-après : ‘‘La mort regarde la vie avec appétit et la vie regarde la mort avec effroi ’’. Et d’ajouter : « Pour ceux  qui ne croient pas que la maladie existe, que perdraient-ils s’ils acceptaient ; ou bien que gagneraient-ils  s’ils refusaient ?, s’est-il interrogé.

Etant donné le partenariat qui existe entre la ville de Bruxelles et la commune de Kimbanseke, le délégué de la capitale belge à cette cérémonie a invité l’assistance à avoir une pensée pieuse à l’endroit des personnes victimes de la Covid-19, tout en souhaitant prompte rétablissement à celles testées positives.

Les matériels remis par le président de la FORIC sont  les lave-mains, savons liquides, gel hydro alcoolique, cache-nez, gants, etc.

Florent N’LUNDA N’SILU