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Hormis quelques dérapages qu’on lui reproche constamment, la Police nationale congolaise (PNC)/Ville de Kinshasa semble, depuis un certain temps, marquer des points dans l’accomplissement  de sa mission principale, à savoir sécuriser les  personnes et leurs biens.

Face à l’insécurité grandissante dans la capitale, le gouverneur de la ville de Kinshasa, Gentiny Ngobila Mbaka, a instruit, en début du mois en cours, les  services spécialisés de la Police pour que soient menées  des actions de grande envergure. But visé : permettre à la population kinoise de vivre en toute quiétude.

Nouvellement nommé ministre provincial en charge de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation de Kinshasa, Sam Leka  Sampie a réuni récemment les membres du comité provincial de sécurité pour réfléchir sur les recommandations du chef  de l’exécutif urbain relatives aux voies et moyens pour lutter contre l’insécurité à Kinshasa. L’une des stratégies mises en œuvre est la chasse aux bandits à main armée avec à la clef la fouille systématique des véhicules commis au transport en commun.

Toutefois, le récent événement malheureux  survenu  au centre  de santé Révolution situé dans la commune de Kisenso a encore poussé les services spécialisés  de la police de Kinshasa à redoubler  d’ardeur dans la lutte contre la délinquance juvénile. C’est ainsi que des vidéos publiées sur les réseaux sociaux, il ressort que 98 jeunes délinquants, dont 50 qualifiés de « kuluna » (bandits de grand chemin, ndrl), sont aux arrêts. Les 48 autres interpellés par la police attendent l’aboutissement  de  l’enquête ouverte sur les faits leur reprochés.

Ces malfaiteurs habitant pour la plupart le district  de Lukunga, précisément sur les rues Mahenge, Dodoma, Mbomu, Usoke, l’avenue Plateau dans  la commune de Kinshasa, sèment la désolation au sein de la population.

A la suite d’une attaque contre un infirmier, la Police est parvenue, au cours  d’une opération de grande envergure, à arrêter un bon nombre d’entre ces délinquants. Habitués à cette sale besogne et, en s’entraccusant, ces inciviques sont passés aux aveux.

La police ayant accompli sa mission, il revient dès lors aux Cours et Tribunaux de dire le droit. Car, libérés souvent faute de plaignants et parfois pour des raisons difficiles à expliquer, ces « kuluna » reviennent en force dans leurs quartiers de résidence avec un esprit revanchard  D’où il est demandé à la population d’aider les services de l’ordre en dénonçant les fauteurs en eau trouble.

 Relancer le système de bouclage

Dans le cadre de la traque des « kuluna », la Police  procédait, à un moment donné, au bouclage des quartiers. Ce système a été bénéfique d’autant plus que, pris au dépourvu, les suspects étaient facilement récupérables.

Face à l’ampleur que prend actuellement l’insécurité dans la capitale, bon nombre d’observateurs émettent le souhait  de voir être relancé cette opération.  De cette manière, estiment-ils, la lutte contre le « kuluna » pourrait porter des fruits. A défaut, toute opération que l’on tenterait de mener ne serait qu’un feu de paille.

Véron K.