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En termes d’avancées démocratiques, il faut reconnaitre que la République démocratique du Congo a fait des progrès remarquables que toute l’Afrique salue de deux mains. L’alternance démocratique de janvier 2019 a démontré que le peuple congolais a appris de toutes les épreuves qu’il a vécues depuis le 24 avril 1990 ; le jour où feu le président Mobutu décida d’ouvrir l’espace politique congolais.

Depuis lors, beaucoup de choses se sont passées. Certes, le chemin à parcourir est encore long, mais la RDC est sur la bonne voie. Une expérience que d’autres pays africains peinent toujours à mettre en œuvre. En RDC, le troisième mandat présidentiel n’a pas été au rendez-vous. Bien au contraire.

Ailleurs sur le continent, c’est à la mode.

Ce qui a été vécu mardi à la plénière du Sénat est un fait historique. Le premier sénateur à vie a pris part pour la première fois aux travaux du Sénat. Un message politique fort donné par le fils de Mzee Laurent Désiré Kabila. Son choix est définitif, il va continuer de siéger au Sénat. 

Tous ceux qui le voient dans des calculs d’un retour à la magistrature suprême devront revoir leurs  calculs. Ce n’est pas son agenda. Joseph Kabila indique donc qu’il a choisi de s’asseoir avec les autres sénateurs, sous la direction du présidium du speaker Alexis Thambwe Mwamba.

Politiquement, il apparaît comme l’homme qui tient parole sur son respect de la Constitution. Dans tout ça, c’est la démocratie congolaise qui gagne en crédibilité et en expérience.

Face aux tensions permanentes enregistrées au sein de la coalition FCC-CACH, la présence de Joseph Kabila peut-être considérée comme un facteur facilitateur d’une nouvelle période de collaboration.

Politiquement, Joseph Kabila a indiqué qu’il n’y aurait qu’un seul chef d’Etat Félix Tshisekedi. Il n’est pas en compétition avec lui parce que son statut et sa responsabilité de sénateur à vie lui accordent suffisamment d’importance au sein de la communauté nationale.

La démocratie congolaise a encore gagné des galons. Dans la région, nulle part ailleurs un ancien chef n’a siégé dans une institution comme le sénat. Cette avancée démocratique doit se traduire dans la requalification du social de la population, la restauration de l’Autorité de l’Etat et l’installation d’un véritable État de droit.