Dans les milieux du Front commun pour le Congo (FCC), Matata Ponyo Mapon, tour à tour, ministre des Finances entre 2010 et 2012, puis Premier ministre d’avril 2012 à novembre 2016, a été depuis toujours une cible à abattre. Joseph Kabila parti, les ennemis de celui qui a fait ses preuves dans la gestion de l’Etat, en imposant la rigueur à tous les niveaux, ont trouvé l’occasion, avec l’avènement du Chef de l’Etat Félix Tshisekedi, de l’achever politiquement.

Avec la promesse du Chef l’Etat de promouvoir l’Etat de droit, les détracteurs de Matata ont refait surface. Depuis lors, tous les projets et programmes initiés pendant son passage aux commandes du Gouvernement, entre avril 2012 et novembre 2016, sont passés au peigne fin. Sur les réseaux sociaux, tout comme dans les coupures de presse et débats télévisés, Matata est vilipendé de toutes parts. Tous ne jurent que par sa mort politique, le rendant responsable de la déroute des projets initiés par son Gouvernement.

Elu à la fois député national et sénateur dans son Maniema, Matata siège désormais au Sénat où il défend son binôme magique « leadership fort et bonne gouvernance » pour engager résolument la République démocratique du Congo sur la voie de développement. Pour ses détracteurs, le succès de sa théorie fait peur. C’est donc l’occasion pour l’effacer de la carte politique congolaise en faisant de l’amalgame sur sa gestion, entre 2010 et 2016.

La réaction du cabinet Matata n’a pas tardé. Dans une mise au point, dont une copie est parvenue à Econews, le cabinet du sénateur Matata rétablit la vérité.

D’entrée de jeu, le cabinet Matata note qu’ « il s’observe depuis quelques semaines des publications tant dans certains quotidiens paraissant à Kinshasa, dans des émissions radio-télédiffusées qu’à travers les réseaux sociaux, faisant état de la mauvaise gestion financière par le Premier ministre honoraire Matata Ponyo Mapon, des fonds destinés à la mise en œuvre d’un certain nombre des projets initiés par le Gouvernement de la République sous sa direction ».

Le cabinet Matata continue à ces termes : « Point n’est besoin de rappeler à l’opinion tant nationale qu’internationale que la Primature, sous son mandat, tout en étant un centre d’impulsion et d’évaluation rigoureux de l’action gouvernementale, en harmonie avec son Excellence monsieur le Président de la république, n’a jamais été ni un centre d’ordonnancement des fonds publics, ni une unité d’implémentation des projets du Gouvernement, encore moins un lieu de décaissement ou de gestion des fonds destinés aux projets d’investissement ».

Preuve que la Primature, dont il avait la direction, n’a jamais été associée à la mise en œuvre de différents projets et programmés lancés sous son mandat, le cabinet Matata poursuit en faisant remarquer que « sauf mauvaise foi manifeste et intention malveillante, cette implémentation a toujours été l’œuvre des ministères sectoriels, et qu’en aucun moment de tout son mandat à la tête du Gouvernement (avril2012 à Décembre 2016), le Premier Ministre Honoraire n’a eu à gérer, depuis la Primature, des fonds destinés aux différents projets d’investissements. Donc, aucun fonds destiné au financement des projets gouvernementaux n’a transité par la Primature ».

Plus pragmatique, le cabinet Matata précise, dans cette mise au point, que « qu’il s’agisse du parc agro-industriel de BukangaLonzo, du marché international de Kinshasa à Maluku, des locomotives neuves pour la Société Nationale des Chemins de fer du Congo (SNCC), de la société Congo Airways, de Transco, des bus Esprit de vie, de la relance de la Société Congolaise des Transports et Ports (SCPT), du Bâtiment du gouvernement (intelligent), des immeubles Royal réhabilités, de l’aérogare internationale de N’djili, des stades municipaux, des écoles primaires construites, du lot importants des équipements médicaux, ainsi que de tout autre projet initié en son temps, les ministères sectoriels en ont assuré la coordination, la supervision et le suivi dans leur implémentation. D’autres, par ailleurs, ont bénéficié du concours direct des services compétents de l’Etat et même des entités privées qui en ont été rendus comptables dudit implémentation ».

Convaincu que la campagne de désinformation visant le sénateur Matata fait partie d’une stratégie politique pour ternir son image, son cabinet précise qu’ « il est dès lors déloyal et malicieux de chercher à détourner l’attention de l’opinion par une désinformation qui n’a comme objectif principal d’une part, de porter atteinte à son honneur, à sa dignité et à sa personnalité et d’autre part, de détourner l’attention de Son Excellence monsieur le Président de la république et celle de la Justice, des véritables fossoyeurs de l’économie congolaise qui ont été réellement impliqués dans la mauvaise gouvernance des fonds publics et qui sont bel et bien connus par la population congolaise et la communauté internationale ».

Quoi qu’il en soit, le sénateur ne se reproche de rien. Il entend dès lors « solliciter des enquêtes pour dénicher les tireurs de ficelles dont les premiers éléments révèlent, fort dommage, la piste d’une cabale savamment orchestrée à des fins éminemment politiques ».

Econews

CABINET DE L’HONORABLE SENATEUR MATATA PONYO MAPON

Objet : MISE AU POINT

Il s’observe depuis quelques semaines des publications tant dans certains quotidiens paraissant à Kinshasa, dans des émissions radio-télédiffusées qu’à travers les réseaux sociaux, faisant état de la mauvaise gestion financière par le Premier Ministre Honoraire Matata Ponyo Mapon, des fonds destinés à la mise en œuvre d’un certain nombre des projets initiés par le Gouvernement de la République sous sa direction.

Point n’est besoin de rappeler à l’opinion tant nationale qu’internationale que la Primature, sous son mandat, tout en étant un centre d’impulsion et d’évaluation rigoureux de l’action gouvernementale, en harmonie avec son Excellence monsieur le Président de la République, n’a jamais été ni un centre d’ordonnancement des fonds publics, ni une unité d’implémentation des projets du Gouvernement, encore moins un lieu de décaissement ou de gestion des fonds destinés aux projets d’investissement.

A cet effet, il y a lieu de noter que, sauf mauvaise foi manifeste et intention malveillante, cette implémentation a toujours été l’œuvre des ministères sectoriels, et qu’en aucun moment de tout son mandat à la tête du Gouvernement (avril 2012 à Décembre 2016), le Premier Ministre Honoraire n’a eu à gérer, depuis la Primature, des fonds destinés aux différents projets d’investissements. Donc, aucun fonds destiné au financement des projets gouvernementaux n’a transité par la Primature.

Le poids des défis qu’il devait relever au fil de ces années de dur labeur (2012 – 2016), de privation et d’abnégation pour engager le Gouvernement dans des réformes d’envergure pour la gouvernance à laquelle il est très attaché, ne pouvait jamais lui permettre d’alourdir ses responsabilités par son implication dans l’implémentation directe des projets et surtout par la gestion des fonds y destinés.

Ces publications et interventions radio-télédiffusées, qui par ailleurs surestiment à dessein les montants des différents projets, les multipliant parfois par deux ou trois, si pas plus, démontrent non seulement la méconnaissance des principes de fonctionnement d’un gouvernement, en ce compris le rôle du Premier Ministre, mais aussi, le mépris, la calomnie, la désinformation et les dénonciations qui relèvent d’une légèreté et d’une grossièreté savamment montées par des personnes animées d’une intention excessive de nuire et de porter atteinte à son honneur et à sa dignité.

Qu’il s’agisse du parc agro-industriel de Bukanga Lonzo, du marché international de Kinshasa à Maluku, des locomotives neuves pour la Société Nationale des Chemins de fer du Congo (SNCC), de la société Congo Airways, de Transco, des bus Esprit de vie, de la relance de la Société Congolaise des Transports et Ports (SCPT), du Bâtiment du gouvernement (intelligent), des immeubles Royal réhabilités, de l’aérogare internationale de N’djili, des stades municipaux, des écoles primaires construites, du lot importants des équipements médicaux, ainsi que de tout autre projet initié en son temps, les ministères sectoriels en ont assuré la coordination, la supervision et le suivi dans leur implémentation. D’autres, par ailleurs, ont bénéficié du concours direct des services compétents de l’Etat et même des entités privées qui en ont été rendus comptables dudit implémentation.

Il est dès lors déloyal et malicieux de chercher à détourner l’attention de l’opinion par une désinformation qui n’a comme objectif principal d’une part, de porter atteinte à son honneur, à sa dignité et à sa personnalité et d’autre part, de détourner l’attention de Son Excellence monsieur le Président de la république et celle de la Justice, des véritables fossoyeurs de l’économie congolaise qui ont été réellement impliqués dans la mauvaise gouvernance des fonds publics et qui sont bel et bien connus par la population congolaise et la communauté internationale.

Le Cabinet de l’Honorable Sénateur entend solliciter des enquêtes pour dénicher les tireurs de ficelles dont les premiers éléments révèlent, fort dommage, la piste d’une cabale savamment orchestrée à des fins éminemment politiques. 

Aussi, le Cabinet se réserve-t-il le droit de s’en ouvrir sous peu à la justice pour tous ces faits tout aussi invraisemblables que répréhensibles par la Loi pénale.

Le cabinet.

Fait à Kinshasa, le 06 juillet 2020