Ibrahim Kabila ainsi présenté contre Henri Maggi, sont les deux arrestations qui ont suivi la logique du "coup pour coup" cher au secrétaire permanent du PPRD, le parti de l'ancien président Joseph Kabila, qui décline ce slogan par "Coup sur coup".

Le contenu ou la compréhension ne change pas. Il s'agit de réagir vigoureusement à chaque provocation.

Si Ibrahim Kabila a été interpellé après son passage à une émission télévisée, laissant traîner le doute sur la filiation de certains enfants de l'ancien président Laurent-Désiré Kabila, il a insisté sur la réalisation des tests ADN pour mettre un terme à cette polémique. Cible atteinte parce que ce discours n'a jamais été du goût des proches de l'ancien chef de l'État Joseph Kabila.

Dans son camp, on ne s'explique pas qu'il y ait des personnes qui se permettent de remettre en cause la filiation d'un fils qui a été présenté par son père in tempore non suspecto et qui, chaque jour qui passe, apparaît comme le jumeau de son défunt père. L'interpellation musclée d’Ibrahim Kabila entre donc dans ce cadre.

La réaction ne s'est pas fait attendre. Henri Maggi, l'un des chefs de la jeunesse du PPRD, a été à  son tour cueilli par les forces de sécurité en exécution d'une décision de justice qui dormait quelque part. Il est accusé d'outrage au chef de l'État. Une infraction qu'affectionnait l'ancien chef des renseignements sous Kabila, sieur Kalev Mutond.

Le cadre du PPRD a passé le week-end à l'inspection provinciale de la police de Kinshasa, sur ordre de "la hiérarchie". Ibrahim Kabila est resté quant à lui jusqu'à 23h30 en détention, avant de se faire libérer par "un major de la Garde républicaine », rapporte-t-on

Dans la coalition FCC-CACH, il y a des choses qui se dépassent. Les unes et les autres se détestent. Chaque jour qui passe, les partisans de l’un ou l’autre camp, ne manque de le prouver. Il y a un sérieux malaise au sein de la coalition au pouvoir. A moins d’être naïf.

Cette valse d'arrestations arbitraires doit cesser parce que contraire à l'État de droit - l'arbitraire étant la jungle.