Les sauts-de-mouton continuent à défrayer la chronique. Avec le grand retard qu’accuse ce projet, c’est aussi l’ensemble des travaux retenus dans le programme de 100 jours du chef de l’Etat qui est remis en cause.

En ce mois de février, tous les regards sont portés vers les sauts-de-mouton, à la base des embouteillages monstres dans la ville de Kinshasa. Dans ce brouhaha, la justice a pris les relais, en initiant depuis le 8 février 2020, sur ordre du vice-Premier ministre en charge de la Justice, une instruction judiciaire devant la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe.

L’UDPS, le parti du chef de l’Etat Félix Tshisekedi, s’est également mis en vedette par une visite de différents chantiers de saut-de-mouton de la ville de Kinshasa. Son constat a été amer. L’UDPS n’a pas hésité à réclamer des sanctions pour rétablir l’Etat congolais dans ses droits.

Jeudi dernier, c’était la grande parade dans la ville. Alors que le chef de l’Etat visitait les chantiers de réhabilitation des homes des étudiants à l’UNIKIN et quelques sauts-de-mouton, le Garde des sceaux Tunda ya Kasende avait improvisé à son tour une visite de terrain. Le patron de la Justice promet des sanctions, « sans passion ni complaisance », à l’issue de l’action judiciaire initiée depuis la Cour d’appel de Kinshasa/Matete.

Ce vendredi 14 février 2020, le Gouvernement se réunit en Conseil des ministres. La réunion arrive juste après la double visite de terrain du chef de l’Etat et du VPM à la Justice. Sans doute, le dossier de saut-de mouton sera en très bonne place. Le chef de l’Etat s’est certainement fait une idée sur l’état d’avancement de ce chantier dans la ville de Kinshasa.

Il faut se rappeler qu’à ce jour 70% des fonds prévus ont été déjà décaissés, contre un niveau de réalisation physique sous la barre de 50%. Sans compter d’autres travaux prévus dans le programme de 100 jours qui marquent toujours le pas.

On s’attend donc à ce que le chef de l’Etat imprime un nouveau tempo pour donner plus de visibilité à son programme de 100 jours. Sûrement, de grandes décisions sortiront du Conseil des ministres de ce vendredi 14 février. A tout prendre, c’est Félix Tshisekedi qui joue sa crédibilité.

Franck  LUBANI