Le départ du Canadien Banro Corporation n’a pas résolu le problème pour l’entreprise minière Twangiza Mining, exploitant de l’or dans la province du Sud-Kivu. La firme chinoise qui l’a rachetée éprouve de grandes difficultés pour redémarrer l’entreprise. Dans ses installations du Sud-Kivu, les tensions sociales sont vives.

Dans un communiqué du 7 février 2020, signé par Kanglong Zhang, directeur général de Twangiza Mining, l’entreprise a décidé de suspendre ses activités jusqu’au 31 octobre 2020, pour raisons « d’entretien et de maintenance » des outils de production.

Entre-temps, l’entreprise fait également face à d’énormes contraintes pour couvrir ses charges sociales, essentiellement les salaires de son personnel.

Si l’entreprise exclut encore la possibilité de résilier les contrats de travail de ses employés, son directeur général rappelle dans son communiqué que « les employés, désireux de mettre un terme au lien contractuel, ont la latitude de démissionner ».

C’est ce jeudi 13 février 2020 que la direction générale de Twangiza Mining convoque à son siège de Twangizan sur les collines de Mwenga, dans le Sud-Kivu, une réunion mixte afin de « continuer les pourparlers sur les règles à appliquer durant cette période d’arrêt d’activité de production ».

La suspension des activités de Twangiza Mining n’augure pas de belles perspectives dans l’industrie minière congolaise, particulièrement pour la filière aurifère. Si une accalmie précaire est encore signalée dans la filière cuprifère et cobaltifère, la persistance de l’épidémie de Coronavirus en Chine, principale destination du cuivre et du cobalt congolais, suscite un climat de méfiance dans l’industrie minière du Grand Katanga. Il faut désormais craindre un effet contagion.

Econews