Depuis sa prise des fonctions au ministère des Finances en septembre 2019, Sele Yalaghuli s’est imposé une ligne de conduite qui se résume en deux mots : « réalisme et optimisme ». En recevant mercredi matin dans son cabinet de travail, Peter Pham, l’envoyé spécial des Etats-Unis pour la région des Grands Lacs, Sele Yalaghuli est revenu sur son crédo. Il confirme gérer les finances de l’Etat congolais avec réalisme, tout en restant optimiste sur les perspectives à venir.

Quant à Peter Pham, qui multiplie depuis son arrivée à Kinshasa des entretiens avec différentes personnalités congolaises, il inscrit son voyage à Kinshasa dans le cadre du partenariat « privilégié pour la paix et la prospérité au Congo », conclu en avril 2019 entre les Etats-Unis et la RDC, en marge de la visite officielle du chef de l’Etat Félix Tshisekedi.

L’envoyé spécial des Etats-Unis est convaincu que la bataille sera rude pour faire des finances publiques un véritable outil de développement. Aussi, a-t-il réitéré la disponibilité de son pays à aider le ministère des Finances pour « une assistance dans la transparence et la lutte contre la corruption » ; la clé, note-t-il,  pour « attirer les investisseurs en vue de créer les conditions de croissance ».

Peter Pham salue d’emblée le programme de référence conclu entre la RDC et le FMI. « Ce programme impose plus de discipline pour faciliter la croissance économique », rappelle cependant l’envoyé spécial des Etats-Unis dans les Grands Lacs. Comme pour dire au gouvernement congolais qu’il n’avait droit à l’échec.

La réussite de ce programme, censé se clôturer en mai prochain, met le ministère des Finances au cœur du dispositif de sa mise en œuvre.

Pour l’instant, les Etats-Unis saluent le travail qui est abattu par Sele Yalaghuli pour conclure avec succès les engagements convenus avec le FMI. « Nous avons beaucoup apprécié les efforts du ministre des Finances », note Peter Pham, louant le leadership qu’exerce Sele Yalaghuli pour non seulement contenir toutes les pressions sur les finances publiques mais aussi rester dans la ligne du programme de référence conclu avec le FMI.

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