www.econews.cd

La mise en place du Gouvernement d’Union sacrée de la nation est la priorité de toutes les priorités du Chef l’Etat. Il n’est pas indiqué que le Président de la République s’éparpille en donnant des munitions assassines contre sa propre personne et sa politique. Une priorisation de la mise en place du gouvernement constitue une marque de gouvernance tournée vers la réalisation des objectifs quantitatifs et qualitatifs facilement réalisables.

La mise en place d’un Gouvernement, après l’exploit de la mise à l’écart du système de gestion de Joseph Kabila, ne pouvait pas poser autant de problèmes.

En laissant passer autant de temps, le Chef de l’Etat a ouvert la voie aux calculs politiciens. Les conséquences sont multiples, notamment la difficulté de s’assurer de la sincérité des adhérents à l’Union sacrée de la nation pour l’investiture devant l’Assemblée nationale.

Une vraie gageure d’autant plus que chacun des élus se sent l’âme de se retrouver au Gouvernement. Une chose impossible. En mettant en application sa priorité absolue, la mise en place du Gouvernement, le président Félix-Antoine Tshisekedi aura résolu le tiers de ses problèmes
et résorbé la moitié de ses difficultés. C’est cela que la nation attend. Rien d’autre. 

L’identification de la priorité absolue est la preuve que tous les autres défis trouveront de solutions. Pour le moment, il faut trouver le bon équilibre, la combinaison idéale de façon à ne pas déranger la vision qui a justifiée l’émergence de l’Union sacrée de la nation.

Avec l’avènement de l’Union sacrée de la nation, le Chef de l’Etat n’a plus droit à l’erreur. Il joue son va-tout. Il est dans l’obligation de contourner tous les obstacles qui se dressent devant lui pour donner la chance à son projet de pouvoir enfin prospérer.

Sur papier, il ne lui reste plus que trois ans - peut-être moins. Le temps ne joue pas en sa faveur. Bien au contraire. Une course contre la montre est engagée.

En face, le peuple ne lui fera pas de cadeau quand viendra le moment de rendre compte. Ça sera le rendez-vous électoral de 2023.

Econews