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Yollande Ebongo, ministre de la Fonction publique

Plus de soixante ans après l’accession de la RDC à l’indépendance, le gouvernement central vient de se doter enfin d’un fichier de référence de l’administration publique.

Fruit de la ténacité de la ministre de la Fonction publique, Yollande Ebongo Bosongo, ce fichier est le signe du renouveau dans la gestion des effectifs et de la masse salariale des agents et fonctionnaires de l’Etat.

La digitalisation de l’administration publique congolaise n’est plus un rêve. Chaque jour qui passe, la RDC franchit un pas de plus dans ce grand chantier. Grâce au leadership de la ministre de la Fonction publique, Yollande Ebongo Bonsongo, on assiste enfin à la mise en place du fichier de référence des fonctionnaires de l’Etat des services centraux de l’administration publique. Cet outil, dont la matérialisation a été effective avec le concours des hauts cadres de l’administration, vient régler la problématique de la maîtrise des effectifs ainsi que celle de la masse salariale au sein de l’administration publique congolaise.

En dépit des années de léthargie, l’Etat congolais peut désormais aspirer à une meilleure gestion de son personnel public ainsi qu’une planification adéquate. Ce qui rejoint la vision du Chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, telle que tracée dans le Plan numérique national par l’amélioration du capital humain et la transformation numérique de l’administration et des entreprises à l’horizon 2025.

En se dotant d’un fichier de référence de l’administration publique, la ministre de la Fonction publique a relevé un pari vieux d’une soixantaine d’années. Et ce fichier est au coeur du système intégré de gestion des ressources humaines et de la maitrise de la masse salariale au sein de l’administration publique congolaise.

C’est, le mardi 30 mars 2021, que les experts et les hauts cadres de l’administration publique ont fait part des résultats de la mise en place de cet outil de gestion à la patronne de l’administration publique, Yollande Ebongo Bosongo. Tout s’est passé en marge de la clôture, à l’hôtel Venus de Kinshasa/Gombe, des travaux de certification des données du fichier de référence de l’administration publique (FRAP).

Pari gagné

Présente à cette cérémonie, la ministre Yollande Ebongo Bosongo s’est félicitée d’avoir poursuivi, sous le leadership du Chef de l’Etat, «la mise en œuvre de la réforme de l’administration dans sa vision de faire de la digitalisation de l’administration publique un levier d’intégration, de bonne gouvernance, de croissance économique et de progrès social ».

Cependant, a-t-elle fait souligner, « en dépit du contexte difficile lié à la pandémie de Covid-19, le ministère de la Fonction publique s’est impliqué à travers la direction de la base de données numériques des ressources humaines de l’Etat et du recensement dans la mise en place de ce fichier, un instrument de haute portée en vue de l’amélioration de la marche des institutions de la République».

Et de poursuivre : «De la certification de l’identité, de la date d’engagement, de différentes commissions d’avancement en grade, du niveau d’affectation, du numéro de matricule, vous êtes parvenu aujourd’hui à cerner tous les paramètre de gestion réelle et ce, de manière électronique des dossiers administratifs des agents de l’Etat et à mieux les connaître grâce au fichier de référence de l’administration publique, outil adéquat de maitrise des effectifs et de la masse salariale».

De l’avis de Mme Ebongo, «ce fichier est certes, géré au niveau de la Fonction publique, mais il ne s’agit pas d’un fichier du ministère sectoriel de la Fonction publique, d’autant plus qu’au moyen de l’approche participatif, chaque administration a eu à contribuer en amont avec la déclaration des listes des effectifs par emboitement. Ceci fait la fierté de la RDC, qui en 60 ans d’indépendance, dans cette environnement caractérisé par l’explosion de nouvelles technologies de l’information et de communication, a souffert du manque de cette base de données des agents de l’Etat».

Francis Mayuma