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En adhérant à la ZLECAF (Zone de libre échange continentale africaine), la République Démocratique du Congo doit s’attendre en retour à un net rétrécissement des recettes douanières. A l’administration douanière congolaise, la DGDA (Direction générale des douanes et accises), on est conscient des enjeux. Sans dormir sur ses lauriers, la douane congolaise se prépare à un net bouleversement de ses recettes douanières.

Dans le cadre de la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine, la RDC, à travers ses experts de la Direction générale de douanes et accises  a donc finalisé les concessions tarifaires et a produit le tarif préférentiel du pays.

Grâce au travail produit à l’issue de l’atelier consacré sur le sujet, la RDC est en voie de ratifier l’Accord sur la ZLECAF aux fins de pouvoir participer à l’intégration continentale africaine.

Parmi les matières ayant fait l’objet d’échanges figure, entre autres, le Tarif douanier mis à jour et aligné sur la version 2017 du Système harmonisé de désignation et de codification des marchandises et les listes de concessions tarifaires de la République en version 2017 du Système harmonisé, en se fondant sur le projet de concessions tarifaires en version 2012 du SH, préalablement élaboré par toutes les parties prenantes nationales.

Sur ces listes de concessions tarifaires figure également le projet du Tarif des droits et taxes à l’importation, qui intègre le démantèlement tarifaire selon les modalités convenues par les Etats africains.

Dans son mot de clôture, le Directeur général de la DGDA, Jean-Baptiste Nkongolo Kabila, s’est dit satisfait du fait que le rapport synthèse des travaux indique que «malgré leur caractère technique, tous les instruments évoqués ci-haut ont été finalisés et tous les problèmes techniques connexes ont été efficacement résolus». «Les listes de concessions tarifaires d’un pays dans le cadre de la ZLECAF traduisent ses choix de libéralisation du commerce des marchandises. Elles ont pour fondement la décision des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine du 7 juillet 2019, prise à Niamey, au Niger», a-t-il indiqué.

Conformément aux modalités convenues par les Etats africains, les listes de concessions tarifaires finalisées sont alignées sur le projet du Tarif douanier en version 2017 du Système harmonisé.

Elles englobent toutes les 6 155 lignes tarifaires, réparties de manière à ce que 5 541 lignes tarifaires, soit 90% de lignes du Tarif, représentant les espèces de marchandises dont les droits de douane seront démantelés progressivement sur 10 ans.

Un total de 430 lignes tarifaires, soit 7% de lignes du Tarif, représentant les espèces de marchandises dits « produits sensibles », à libéraliser sur 13 ans dont 5 ans de période de grâce ; et 184 lignes tarifaires, soit 3% de lignes tarifaires comme produits exclus du démantèlement tarifaire.

Pour rappel, la Zone de libre-échange continentale africaine est un projet de zone de libre-échange en cours de création sur l’ensemble du continent africain. Elle doit regrouper la zone tripartite de libre-échange, qui doit inclure le Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA), la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE) et la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), avec d’autre part la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’Union du Maghreb arabe et la Communauté des États sahélo-sahariens.

L’objectif du projet est d’intégrer à terme l’ensemble des 55 États de l’Union africaine au sein de la zone de libre-échange, indique-t-on.

Econews avec zoom-eco.net