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Le changement de l'homme politique pour se mettre résolument au service de la communauté n'est pas pour demain. Malgré l'appel du chef de l'Etat de fédérer toutes les énergies autour de l'Union sacrée de la nation, il y a des tares qui semblent être indéboulonnables dans les mœurs politiques congolaises. Le principe est bien simple : Tout pour moi, rien pour les autres.

Une fois de plus, la mise en place du prochain Gouvernement a révélé ce qu'il y a de pire dans l'homme politique congolais.

Il s'agit de l'égoïsme qui le rattrape et l'oblige à ramener tout sur lui.

Voilà une situation qui persiste depuis les premières années de l'indépendance. Par ce fait, la République Démocratique du Congo n'a pas réussi à négocier ses premiers pas d'une nation libre et indépendante.

Plus de 60 ans après son indépendance, la RDC se trouve malheureusement dans les mêmes travers.

A l'heure de grandes échéances ou de grandes tractations politiques, on voit enfin ce qu'il y a de pire dans le chef de l'acteur politique congolais. La promesse de la formation du Gouvernement Sam Lukonde en a une fois de plus donné la preuve.

On a enfin vu des gens qui font de la publicité pour avoir droit à un poste au Gouvernement. Du jamais vu ! D'autres sont carrément passés par des menaces, promettant de tout remettre en cause si jamais ils ne se retrouvaient pas dans le prochain Gouvernement.

La création de l'Union sacrée de la nation nous a prouvé qu'en RDC, la transhumance politique est une maladie nationale qui se révèle finalement incurable.

Le basculement de la majorité parlementaire a suscité un déplacement en masse des acteurs politiques de part et d'autre.

On sait désormais qu'il y a ceux de nos acteurs qui n'ont pour profession qu'être ministre. Pour eux, tout peut s'écrouler et le pays peut s'arrêter, pourvu qu'il soit ministre et membre du Gouvernement.
Si l'Union sacrée de la nation doit se consolider avec cette race de politiciens incrédules, on est donc parti pour un échec prévisible.

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