L’ACGT se félicite de l’expérience porteuse des contrats de concession dans les infrastructures

Créé en 2008 dans la dynamique des contrats mines contre infrastructures signés entre la République démocratique du Congo et la Chine, l’Agence congolaise des grands travaux (ACGT) a fait du chemin. Elle s’impose aujourd’hui comme le bureau conseil du gouvernement dans les travaux publics. Si l’agence supervise en grande partie les grands travaux retenus dans les contrats chinois, elle a désormais un œil sur tous les investissements en infrastructures (ponts, routes, rails, aéroports et bien d’autres) impliquant directement l’Etat congolais.

Pour faire le point de 11 ans de fonctionnement de l’ACGT, le directeur général de l’ACGT, Charles-Médard Ilunga a eu, hier mardi au salon Berlin de l’Hôtel du fleuve Congo, un échange à bâtons rompus avec le Réseau des journalistes économiques et financiers (REJEF). 

Dans un entretien animé conjointement par Willy Kalengayi et Eric Tshikuma, représentant la coordination du REJEF, Médard Ilunga a fait le point de tous les grands projets en infrastructures supervisés par l’ACGT. Aucune question n’a été éludée.

Un parcours élogieux

De la réhabilitation du boulevard Lumumba en passant par les boulevards Sendwe et Triomphal ainsi que le pont de Lutendele et l’hôpital du Cinquantenaire, sans compter d’autres travaux réalisés en provinces, Médard Ilunga s’est dit fier du chemin parcouru.

L’ACGT a fait ses preuves sur le terrain. C’est une expérience qui a finalement inspiré d’autres pays africains qui ont copié l’exemple de la RDC dans la supervision des projets d’infrastructures.

Depuis sa création en 2008, l’ACGT a réussi à imposer sa marque. « Comme bureau d’ingénierie, l’ACGT conçoit et planifie les travaux en infrastructures, tout en s’assurant de la bonne exécution des fonds mis à la disposition de l’opérateur. Son bilan est largement positif », a fait remarquer Médard Ilunga.

Y aurait-il conflit de compétence entre l’ACGT et d’autres structures de l’Etat qui interviennent aussi dans le domaine des infrastructures, à savoir l’Office des routes (OR) et l’Office des voiries et drainage (OVD) ? Médard Ilunga a balayé d’un revers cette hypothèse. Selon lui, chacun joue sa partition : « Nous travaillons comme maitre d’ouvrage délégué du gouvernement. L’OVD et l’OR se limitent à leur tache de gestionnaires délégués ».

En poste depuis 2011, Médard Ilunga avoue ne ménager aucun effort pour donner plus de visibilité à l’ACGT. « Notre souci est d’être une référence pour tous les investissements en infrastructures ».

Il note de bonnes perspectives dans le déploiement de grands travaux en infrastructures, convaincu de l’expérience porteuse de concession. Si les exonérations alourdissent dans  certains coins de la République cette machine au point de rendre quelque lourd la mise en œuvre du financement des investissements par voie de concession à un ou plusieurs privés, Médard pense qu’il est temps de mettre de l’ordre dans ce secteur. Il est d’avis que la RDC peut tirer de grands bénéfices dans la mise en œuvre du système innovant de concession pour combler son déficit en infrastructures de base, se référant à cet effet de l’expérience réussie du CREC 7, l’une des entreprises performantes dans le secteur des travaux publics.

« Il faut réglementer les exonérations dans les postes dans différentes routes de péage. L’expérience de concession dans les infrastructures porte des fruits. C’est grâce aux concessions que nous pouvons aujourd’hui construire de nouvelles routes. C’est une initiative à encourager et à soutenir », plaide le directeur général de l’ACGT.

Service public de la RDC, l’ACGT a pour mission la conception et le management des projets d’infrastructures structurantes dans les secteurs de routes, voiries, ports, aéroports, chemins de fer, architecture, énergies, infrastructures passives de télécommunication et environnement. Elle a l’ambition de devenir un grand bureau d’ingénierie compétitif et performant, capable d’apporter des solutions innovantes aux questions de développement des projets d’infrastructures en République démocratique du Congo.

Econews