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Le poste de 2ème vice-président du Sénat, censé revenir à un ressortissant du Grand Equateur, est à la base de graves frictions entre Jean-Pierre Bemba et Moïse Katumbi, deux transfuges de LAMUKA qui ont récemment tourné le dos à Martin Fayulu et Adolphe Muzito en adhérant à l’Union sacrée de la nation de Félix Tshisekedi. Si Jean-Pierre Bemba a validé la candidature à ce poste du MLC Valentin Gerengo, de son côté Ensemble pour la République de Moïse Katumbi a jeté son dévolu sur José Endundo. Parviendra-t-on à un compromis avant le 2 mars, date prévue pour l’élection du bureau définitif du Sénat ? Suspense !

C’est en ordre dispersé que Jean-Pierre Bemba Gombo et Moïse Katumbi Chapwe - deux anciens leaders de LAMUKA, la plateforme politique qui a porté en 2018 la candidature de Martin Fayulu - se présenteront à l’élection, le 2 mars prochain, du bureau définitif du Sénat. Les deux leaders s’empoignent autour du poste de 2ème vice-président du Sénat, censé revenir à un ressortissant du Grand Equateur.

Alors qu’Ensemble pour la République de Katumbi a porté son choix sur José Endundo Bononge, Jean-Pierre Bemba quant à lui, a validé la candidature de Valentin Gerengbo.

Pour l’instant les deux personnalités, qui ont quitté Martin Fayulu et Adolphe pour rejoindre l’Union sacrée de la nation, sont encore loin d’aplanir leurs divergences. On s’attend désormais à un arbitrage du chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, qui se présente comme l’autorité morale de l’USN, pour ramener le calme dans les rangs. Dans les couloirs du Sénat, le malaise est perceptible à une semaine de l’élection du bureau définitif.

Dans l’entourage de Moïse Katumbi, on s’explique mal cette attitude de MLC de Bemba, au moment où, selon un arrangement interne, il était convenu que le poste de 2ème vice-président du Sénat aille à Ensemble pour la République. Ce qui n’est du gout du MLC qui tient à ce que la vérité des urnes triomphe le 2 mars prochain.

Outre le poste à problème du 2ème vice-président du Sénat, les transfuges du FCC qui ont fait allégeance à l’USN sont également loin d’un compromis sur le poste de questeur qui leur a été attribué. Mais, dans les couloirs du Sénat, on susurre que c’est Carole Agito, ancienne directrice générale de la Sonas (Société nationale d’assurances), qui part avec les faveurs des pronostics.
Quoi qu’il en soit, c’est à un ressortissant de l’ancienne Province Orientale que devait revenir le poste de questeur de la chambre basse du Parlement.

Dans le nouveau bureau du Sénat, le FCC, qui s’est rangé dans l’opposition, s’est vu octroyer le poste de rapporteur adjoint. Selon la répartition géographique, le quota est réservé à la province du Kongo central.

Pour le moment, Modeste Bahati Lukwebo, autorité de l’AFDC-A, est assuré d’obtenir la direction du Sénat. Samy Badibanga, seul rescapé du bureau Alexis Thambwe Mwamba, garde son poste de 1er vice-président du Sénat.

Avec cette emprise du Sénat, on pense que le Président de la République aura finalement renversé les rapports des forces au détriment du FCC de Joseph Kabila.

En prenant le contrôle de deux chambres du Parlement, Félix Tshisekedi aura finalement les mains libres pour faire passer toutes ses réformes de grande envergure, particulièrement la révision de la loi électorale et pourquoi pas de la Constitution, avec l’objectif de ramener l’élection présidentielle à deux tours, comme repris dans la Constitution initiale du 18 février 2006.

Jonathan M.