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La partie orientale de la République démocratique du Congo est en proie à l’insécurité récurrente qui nécessite l’implication des acteurs tant nationaux qu’internationaux. Il ne se passe pas un long temps sans qu’on ait enregistré des cas de tueries dans cette partie du pays. L’assassinat de l’ambassadeur d’Italie en RDC dans la province du Nord-Kivu, en est une illustration éloquente.

Dans une mission de travail dans le Nord-Kivu, le diplomate italien Luca Attanasio, son chauffeur et son garde du corps ont été assassinés, le lundi 22 février 2021, dans le territoire de Masisi, par des hommes armés non autrement identifiés. L’annonce de cette triste nouvelle a plongé la population civile de ce territoire et ses environs dans la panique.

L’opinion se souviendra que le Nord-Kivu est parmi les provinces de l’Est de la RDC où l’insécurité est souvent au rendez-vous. Cette situation est consécutive à la présence de forces négatives étrangères et nationales encore active dans cette province du Grand Kivu. Des rebelles ougandais communément appelés ADF sèment la panique et la désolation dans la partie orientale du pays.

Hormis ces hors-la-loi qui ont déjà causé d’importants dégâts matériels et humains sont cités dans beaucoup de cas. Comme si cela ne suffisait pas, il y a également des rebelles rwandais (FDLR) qui n’épargnent personne sur leur passage. A l’instar des ADF, eux aussi violent, pillent et tuent les paisibles citoyens. C’est pour cette raison que le gouvernement congolais a déployé un grand nombre de militaires et policiers dans l’Est du pays pour assurer la protection des personnes et de leurs biens. Mais, en dépit de cela, l’insécurité se porte bien au Nord-Kivu.

Comme on peut le constater, la situation sécuritaire qui sévit dans l’Est de la RDC devient de plus en plus un no man’s land qui appelle à la solidarité internationale. En dehors de la Monusco qui travaille déjà en collaboration avec les Forces armées de la RDC, il faudra, dans un délai raisonnable, penser à une autre force internationale afin de faire taire les armes dans cette zone. Au cas contraire, ces forces négatives parmi lesquelles il faut ajouter les Maï-Maï, continueront à semer la panique et la mort parmi les populations civiles.

«On bat le fer quand il est encore chaud». Ce vieil adage doit interpeller le gouvernement congolais. Le mal est profond, il faut aller au plus pressé. Surtout, quand on sait que la présence de forces négatives étrangères sur le sol congolais est un danger permanent.

Dans sa première sortie médiatique, le nouveau Premier ministre, Jean-Michel Sama Lukonde, a placé la question de l’insécurité qui sévit dans l’Est du pays parmi ses priorités. Avec ce qui vient de se passer au Nord-Kivu, on ose croire que le nouveau Premier ministre prendra toutes les dispositions nécessaires pour instaurer l’autorité de l’Etat dans la partie orientale de la République. Car, le développement du pays en dépend.

A.T.