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L’élection du bureau définitif du Sénat est fixée au 2 mars prochain. Au sein de l’Union sacrée de la nation, rien n’est encore acté. Pour le moment, deux postes ont été verrouillés, notamment celui du président attribué à Modeste Bahati Lukwebo et celui du 1er vice-président qui va revenir à Samy Badibanga, le seul rescapé du bureau Thambwe Mwamba. Le FCC, désormais dans l’opposition, devait se contenter du seul poste de rapporteur adjoint.

Début des hostilités : le 22 février

Selon le calendrier publié par le bureau d’âge de la chambre haute du Parlement, c’est aujourd’hui lundi que les partis et regroupements politiques sont appelés à se concerter pour se mettre d’accord sur les candidats à aligner aux cinq postes qui restent encore à pourvoir.

Pour le moment, le calendrier électoral pour les membres du bureau du Sénat alimente les salons politiques au sein de l’Union sacrée de la nation en particulier et des plates-formes de toutes les tendances politiques en général.

Du moins jusqu’à présent, on enregistre une panoplie de listes. Mais une chose est à noter : la Présidence de la République n’a jamais publié une liste ou un ticket de la composition définitive du Bureau de la Chambre Haute, précise la presse présidentielle.

Pour dissiper tout malentendu, la Présidence de la République note qu’au-delà d’une demi-dizaine de candidatures enregistrée à ce jour, «aucune n’a le quitus officiel ni de la Présidence ni de la totalité des membres de l’Union sacrée de la nation. Néanmoins, ce qu’il faut retenir est que l’honorable Bahati Lukuebo est le candidat proposé dans tous les tickets et à moindre mesure, l’honorable Samy Badibanga au poste de 1er vice-président ».

Toujours est-il qu’à la dernière audience accordée par le chef de l’État, Félix Tshisekedi, au bureau d’âge du Sénat, avec la présence de l’ex-informateur Modeste Bahati, un ticket a été présenté par ce dernier au garant de la Nation. Cette liste semble être en contradiction avec la plupart de celles qui circulent sur les réseaux sociaux dans la mesure où le ticket amené par le sénateur Bahati ne donne aucun nom, sauf la proposition des provinces des potentiels candidats.

Alors que l’agitation gagne différents états-majors des partis politiques, la Présidence de la République pense se mettre à l’écart : « Il est illusoire de s’affoler car à part Bahati Lukuebo et Samy Badibanga, les jeux sont ouverts pour les autres postes. C’est aux sénateurs de choisir démocratiquement les personnes qui doivent accompagner le futur président déjà connu». Et de conclure : «Pour l’instant, on ne peut qu’attendre pour connaître le ticket qui sera porté par l’Union Sacrée de la Nation dont la victoire totale n’est plus à craindre, et que les spéculations seraient contre productives».

Bahati, l’incontournable

Le plus évident est que dans le dispositif de l’USN, Modeste Bahati Lukwebo, celui-là même qui a aidé Félix Tshisekedi à identifier une majorité parlementaire de 391 députés nationaux, reste un pion majeur. Bien plus, Bahati est un élément incontournable. Certains le voyaient déjà à la Primature avant que le chef de l’Etat n’en décide autrement en portant son choix sur Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge, alors directeur général de la Gécamines.

L’autorité morale de l’AFDC-A reste donc parti pour occuper la présidence du Sénat – un poste que le FCC lui avait refusé préférant le confier à Alexis Thambwe Mwamba. Pour Bahati, reconquérir ce poste serait donc une belle revanche face à ses anciens camarades du FCC de Joseph Kabila.

Le Kongo central réclame un poste

A l’Assemblée nationale, le Kongo central n’a pas été pris en compte dans le bureau définitif. En effet, suivant les espaces linguistiques, le Kongo central s’est d’une certaine manière retrouvé dans la candidature de Christophe Mboso N’Kodia au perchoir de la chambre basse du Parlement.

Au Sénat, le Grand Bandundu devait logiquement s’effacer au profit du Kongo central pour éviter une injustice qui serait préjudiciable pour l’équilibre de l’Union sacrée de la nation.

Alors que s’ouvre la semaine de grandes tractations, on attend à ce que le Kongo central soit pris en compte dans le ticket final de l’USN.

Hugo Tamusa