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Le nouveau Premier ministre congolais a promis de travailler avec des personnes de « bonne moralité» ; un critère essentiel dans le choix des membres de son équipe gouvernementale. Tous les Congolais ont applaudi des mains et des pieds en écoutant ce postulat «primo-ministériel» de casting de ses ministres. Mais, qui jugera de la bonne moralité des candidats ministres?

Y aura-t-il une commission qui siégera pour déterminer qui des acteurs politiques congolais seraient de bonne moralité avérée? Serait-ce le Premier ministre, Sama Lukonde, le seul juge de la moralité de ses ministres?

Sur l’échiquier, ils sont rares ceux qui pourront prétendre avoir une moralité irréprochable. La classe politique congolaise est un zoo où des coups tordus sont la règle.

Le Congolais compte obtenir de ses dirigeants des réponses à ses problèmes vitaux. Le choix des dirigeants à la moralité avérée est une opération de salubrité publique. C’est une occasion d’offrir à la nation, des acteurs dépouillés de l’esprit de jouissance en lieu et place de l’assiduité au travail.
D’ores et déjà, on sait qu’avec une équipe sensiblement réduite par rapport à celle issue de la coalition FCC-CACH, on doit s’attendre à ce que les membres du Gouvernement soient passés au scanner pour prétendre à un poste ministériel.

Une chose est sûre : dans le Gouvernement Sama Lukonde, il y aura plus d’appelés, mais peu d’élus. C’est la règle que s’est déjà imposé le nouveau Premier ministre.

Dans le contexte de resserrement budgétaire, la réduction de la taille du Goueve-rnement sera une nécessité. C’est la voie obligée pour ne pas gonfler les frais de fonctionnement des ministères.

En cette période de vaches maigres, la taille du Gouvernement n’est donc pas une priorité. C’est vrai que la représentativité des forces en présence à l’Assemblée nationale sera de strict respect dans la composition du Gouvernement, mais il faut reconnaître que le peuple, clochardisé, attend des solutions à ses multiples problèmes.

Nourrir leurs excellences ne devra jamais être une nécessité. Jean-Michel Sama Lukonde devra se démarquer de ce vieux démon.
Il doit donc s’engager que lui-même ne sera jamais pris dans des pratiques qui vont heurter les règles de moralité.

En mettant en avant la bonne moralité comme règle, le Premier ministre s’est doté de moyens conséquents pour éliminer des opportunistes de la course aux postes ministériels. Et ils sont nombreux dans l’Union sacrée de la nation. Ces spécialistes de la transhumance politique qui ne ratent pas une occasion pour se trouver une bonne place sous le soleil gouvernemental.

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