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Une fille se fait vacciner.

Médecins, infirmiers, sages-femmes et autres professionnels de santé participent, du 15 au 18 février 2021 à Kinshasa, à un atelier sur l’enseignement, le projet d’introduction du module de vaccination du Programme élargi de vaccination (PEV) dans la formation de base des professionnels de santé

A l’ouverture de ces assises, le secrétaire général à la Santé, Dr Sylvain Yuma Ramazani, a souligné que la vaccination reste une des interventions prioritaires pour la santé. Pour lui, cet atelier est une particularité dans la mesure où il regroupe différents acteurs qui permettent de faire travailler les autres en équipe sur le terrain, discuter et réfléchir sur ce projet de module PEV afin de casser le fossé se trouvant entre la théorie et la pratique.

Le secrétaire général à la Santé s’est dit satisfait du fait que cet atelier se tient conformément à la vision du chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui place la santé parmi ses priorités en termes de couverture santé universelle (CSU). Il a précisé que la santé universelle fait en sorte que tous les Congolais aient accès aux prestations de services de soins de qualité. D’où l’importance de cette formation, a-t-il fait valoir.

En outre, Dr Sylvain Yuma Ramazani a encouragé les participants à échanger ouvertement pour arriver à produire des outils standardisés qui aideront à améliorer le module de formation et la qualité de prestation des services de soin en ce qui concerne la vaccination au niveau de la population bénéficiaire.

«Le système de vaccination dans un pays traduit l’image de celui (système) de santé. Les partenaires viennent en appui pour renforcer la vaccination de routine », a noté le secrétaire général à la Santé.

Pour la directrice du PEV, Dr Elisabeth Mikamba, cet atelier est organisé à la suite d’un certain nombre de constats faits en termes de capacités du personnel sur le terrain.

Selon elle, la présence des personnes qui enseignent les sciences en rapport avec la médecine ou les pratiques de la médecine aux institutions supérieures de la République démocratique du Congo, en général, et, de Kinshasa, en particulier, vise à renforcer le partenariat PEV et ses enseignants en vue de résoudre ces constats relatifs aux lacunes de certains prestataires. Elle a émis le vœu de voir les personnels de santé formés dans les institutions supérieures s’approprier le bien-fondé du PEV.

Quant au représentant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Marcelin Nimpa, il a souligné que la vaccination est un des programmes de santé publique majeure dans tous les pays du monde, particulièrement en RDC. «En sauvant les vies, elle reste l’un des problèmes scientifiques de tout le temps quand bien même qu’elle évite de millions de décès dans le monde », a-t-il renchéri.

«Le PEV fait face à de nombreux défis, notamment le déficit des ressources humaines, de la quantité à la qualité», a relevé Marcelin Nimpa. Avant de déplorer le manque de formation, de recyclage, d’adaptation aux besoins du terrain.

Véron K.