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Une dizaine de morts : c’est le bilan d’un accident de la circulation survenu le samedi 13 février 2021 autour de 10 heuressur la nationale n°1 au niveau de Kasangulu, dans la province du Kongo central.

En effet, un camion-remorque de marque Mer-cedes, transportant du ciment en provenance de Lukala a fini sa course sur le parking Selembao-UPN, emportant sur son passage un bus de marque Mercedes, modèle 207, et un mini-bus de marque Toyota «Noa», y compris quelques conducteurs de motos-taxis et vendeuses à la sauvette installées au bord de la route. La défaillance de frein serait à la base de cet accident.

Bien qu’il soit encore difficile d’établir le bilan des dégâts matériels et humains, les secouristes, rapporte-t-on, ont réussi à extraire des décombres 11 corps inertes. Difficile d’identifier s’il s’agit des passagers des mini-bus, des moto-taxis ou des vendeuses à la sauvette.

Les témoins ont raconté que d’autres corps seraient encore prisonniers de l’épave du bus « 207 », au vu de son état de destruction.

Les badauds ont préféré s’emparer de tous les sacs de ciment que transportait le camion-remorque, plutôt que de secourir des victimes qui nécessitaient des soins. En moins de 20 minutes, le camion-remorque a été vidéde sa cargaison sous le regard impuissant des éléments de la Police de circulation routière (PCR).

«Ce drame pouvait être évité si les abords des routes étaient dégagés », a affirmé un père de famille trouvé sur le lieu de l’accident. Et d’ajouter : « Les routes nationales, les chaussées d’intérêt public ou artères traversant les grandes villes en RDC sont bondées de vendeurs et vendeuses qui mettent chaque jour leurs vies en danger, ignorant complétement les notions les plus élémentaires de la sécurité».

Selon lui, il faut donc dégager les marchés occasionnels le long des artères principales pour éviter que de tels accidents ne se reproduisent. Réhabiliter le chemin de fer qui a coûté à la nation des sacrifices énormes en vies humaines, en argent et en temps.

En venant de Matadi ou en partant de Kinshasa, le passage se complique quelque peu compte tenu de la présence des vendeurs de part et d’autre long de la Nationale n°1. Il est étonnant de constater que l’administrateur du territoire de Kasangulu qui vit cette situation au jour le jour ne semble prendre aucune disposition pour épargner les gens du danger qu’ils courent.

On ne peut même pas compter sur la Police de circulation routière dont certains éléments ne s’acquittent pas du travail pour lequel ils sont payés. Les autorités compétentes de ce chef-lieu du territoire doivent donc prendre toutes les dispositions pour éviter ce genre d’accidents.

Véron K