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La menace plane sur la cérémonie d’investiture du démocrate Joe Biden, prévue ce mercredi 20 janvier 2020. Washington a des allures de camp retranché autour du Capitole. L’assaut du Capitole le 6 janvier dernier est dans toutes les mémoires. La garde nationale est sur le qui-vive. Ce dimanche, un homme muni d’une accréditation non valide à cette cérémonie a été arrêté à un point de contrôle, pour possession d’un pistolet non enregistré et détention illégale de 500 cartouches de munitions.

Les responsables de la défense craignent aussi de passer à côté d’une attaque de l’intérieur : un initié qui ferait partie des membres des services impliqués dans la sécurisation de l’investiture. Le FBI est donc notamment en train de contrôler les antécédents et les liens des 25 000 soldats de la Garde nationale qui seront à Washington pour l’événement.

Dix mille hommes de la Garde nationale le week-end denier, et 25.000 mardi soir, des trains déroutés vers la Virginie, le centre-ville de Washington bouclé: ce mercredi, deux semaines après l’attaque du Capitole par les partisans de Donald Trump, la prestation de serment de Joe Biden, qui en fera le 46e président des Etats-Unis, ne ressemblera à aucune autre.

Les précautions ne sont visiblement pas inutiles : samedi, un homme muni d’une fausse accréditation, d’une arme et de 500 cartouches de munitions a été arrêté à un barrage. Et la capitale américaine n’est pas seule sur le qui-vive.

«Il y a eu des menaces de terrorisme intérieur contre les capitales des Etats dans tous les Etats-Unis », a rappelé le gouverneur du Kentucky, Andy Beshear, qui a, lui aussi, appelé ses réservistes en renfort.

Mike Pence garant du retour au calme

Le vice-président, Mike Pence, qui assistera à la cérémonie d’investiture, s’est porté garant du retour au calme : ces derniers jours, il a rendu visite aux troupes stationnées au Congrès, et a, pour la première fois depuis le résultat de l’élection le 7 novembre, appelé celle qui va lui succéder, Kamala Harris.

Rien de tel pour agacer Donald Trump, qui n’assistera pas à la cérémonie et aura pris l’avion mercredi matin pour Mar-a-Lago, son club privé en Floride où il compte s’installer.

Tandis que la Chambre des représentants a voté jeudi une deuxième mise en accusation de Donald Trump, pour incitation à l’insurrection, Joe Biden s’attache à tracer sa route, évitant les références au président sortant.

Après avoir dévoilé jeudi un imposant plan de sauvetage de l’économie et des actions pour endiguer la pandémie, le futur président a annoncé samedi les premières mesures qu’il compte prendre, par décret, une fois dans le Bureau ovale : le retour dans l’Accord de Paris sur le climat, la levée de l’interdiction d’entrée de ressortissants de certains pays musulmans ou la prolongation du moratoire sur les expulsions et les saisies immobilières, notamment.

«America United »

Mercredi, la cérémonie d’investiture sera placée sous le signe de la réconciliation - «America United». Joe Biden ira notamment se recueillir au cimetière d’Arlington sur la tombe du Soldat inconnu avec plusieurs prédécesseurs, les démocrates Barack Obama et Bill Clinton, mais aussi le républicain George W. Bush.

Le volet festif comptera quelques stars - dont Lady Gaga qui chantera l’hymne américain au Capitole. Les émeutes ont presque fait oublier que la pandémie avait déjà imposé un dispositif resserré. Les 200.000 tickets d’ordinaire alloués aux membres du Congrès pour distribuer à leurs administrés ont été réduits cette année… à un ticket par élu.

Econews avec lesechos.fr