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Le microcosme politique en RDC est en ébullition tant à Kinshasa que dans plusieurs autres villes du pays. Dans la capitale congolaise, le président national de ‘‘Ensemble pour la République’’, Moïse Katumbi Chapwe, qui a embrassé la vision du Chef de l’Etat sur l’«Union sacrée de la Nation», a été l’hôte des députés nationaux de son parti et autres hommes politiques de l’ancienne province du Katanga conduits par Martin Kabuelulu du Parti lumumbiste unifié (Palu), ancien ministre Kabila des Mines durant plusieurs années.

Au moment où le Front commun pour le Congo (FCC) du sénateur à vie, Joseph Kabila, connaît une descente aux enfers en se vidant de ses membres, il n’y a rien d’étonnant que le Palu Kabuelulu puisse, lui aussi, quitter le navire FCC en immersion.  

Réunis au sein du Rassemblement des députés katangais (RDK), ces élus nationaux, préoccupés par la situation socio-économique et politique du pays, en général, et du grand Katanga, en particulier, ont abordé, avec Moïse Katumbi, des sujets communs liés aux difficultés auxquelles sont confrontées les provinces issues du démembrement de l’ex-Katanga. Sans oublier les questions que se posent leurs bases respectives sur l’amélioration du social et le développement de leurs entités administratives. La rencontre a eu lieu «dans un climat de convivialité et digne d’une famille unie dans la diversité et avec un regard dans la même direction».

Implication dans le développement du Grand Katanga

Dans un Tweet, Chris Lumbu, non autrement identifié, fait remarquer qu’«après avoir perdu la présidence de la République, l’ex-Katanga s’est consolé de la primature lui léguée par Joseph Kabila, fort de son ancienne majorité parlementaire détenue par le FCC». Cela avant de poursuivre : «Avec les mutations politiques actuelles, cette région entend également donner de la voix et ne pas devenir, dans la foulée, le rebut de la nouvelle dynamique politique».

Après avoir écouté religieusement ses interlocuteurs, le président national de ‘‘Ensemble pour la République’’ leur a promis «son implication dans le développement du Grand Katanga». En effet, Moïse Katumbi entend jouer sa partition, mieux celle de sa formation politique, durant les trois ans qui restent du mandat de cinq ans du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi. Cela en vue de contribuer efficacement à la matérialisation de la vision de ce dernier de voir la République démocratique du Congo redécoller économiquement afin de remettre les Congolais au travail et d’améliorer le vécu quotidien de la population.

Par ailleurs, on ne peut que constater la désintégration continue du FCC dont les membres transhumants ayant rejoint l’«Union sacrée de la Nation». Deux gros poissons vienent de passer de l’autre côté. Il s’agit du président national du Parti travailliste (PT), Steve Mbikayi et de José Makila Sumanda qui viennent de fausser compagnie à leurs anciens alliés qu’ils accusent notamment d’opacité et d’inefficacité dans la gestion du FCC. Surtout de n’avoir pas été lucides en se faisant dribbler habillement par le Chef de l’Etat Tshisekedi et ses partisans.

Olivier Dioso