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La plate-forme politique «Union sacrée de la Nation» n’est pas un ramassis. Surtout pour les hommes politiques en provenance du FCC, à la moralité douteuse, n’ayant aucun sens de la gestion de la chose publique au service du peuple. Aussi l’autorité morale de ce regroupement politique, le Chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi, est-il, une fois de plus, exhorté à la vigilance en procédant au tri de qualité avant de confier des postes de responsabilités à qui que ce soit.

L’«Union sacrée de la Nation» n’est pas appelée à devenir un panier à crabes, un fourre-tout pour accueillir tous les rejetés du Front commun pour le Congo (FCC), actuellement aux abois, ne sachant plus où donner de la tête. Après que l’autorité morale de ce regroupement politique, le sénateur à vie, Joseph Kabila, a choisi ses nouveaux collaborateurs après les déboires du FCC enregistrés au niveau de l’Assemblée nationale où le bureau Mabunda a été défenestré lors d’un vote, ses anciens fidèles larbins sont en divagation politique, n’ayant plus de crédit auprès de leur bienfaiteur.

Habitués aux délices du pouvoir, aux prébendes et autres enrichissements faciles, ils sont prêts à vendre leur âme pour continuer à jouir de richesses nationales, au grand dam des populations qui végètent dans une misère presque noire. C’est ainsi que le Rubicon est vite franchi.

Les observateurs avertis ne cessent d’attirer l’attention du Chef de l’Etat sur ces férus de la transhumance politique en RDC. La plupart, si pas tous, font partie de médiocres auxquels l’archevêque honoraire de Kinshasa, Mgr Laurent Monsengwo Passi-nya, a fait allusion il y a peu, en leur demandant de ‘‘dégager’’. C’est-à-dire qu’ils devaient débarrasser le plancher. Ce qui, d’ailleurs, n’a pas été fait. Et ce sont les mêmes qui viennent grossir, inutilement, les rangs de l’«Union sacrée de la Nation» initiée par Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi.

Certains ralliements font tiquer et attestent même qu’il s’agit d’une plaisanterie de mauvais goût. Les derniers en date concernent les Kabilistes devant l’Eternel et les hommes, Denis Kambayi, sénateur et ancien ministre des Sports, et Lambert Mende Omalanga, ancien porte-parole du Gouvernement et président du conseil d’administration (PCA) de l’établissement public ‘‘Lignes maritimes congolaises’’ (ex-CMC, Compagnie maritime congolaise) qui s’est entretenu le mardi 5 juillet dernier avec le Chef de l’Etat Tshisekedi.

Pour embobiner la population qui décrie ce revirement, Lambert Mende a usé d’un argument fallacieux pour justifier sa rencontre avec le Président de la République. Il a fait valoir que c’est en sa qualité de PCA de cette entreprise du portefeuille de l’Etat qu’il a été reçu et que rien de politique n’a été évoqué entre le président de la République et lui. Faire croire cela, c’est prendre les Congolais pour des naïfs, s’indignent les mêmes observateurs. Qui soutiennent que, logiquement, cette question de relance des activités des ‘‘Lignes maritimes congolaises’’ devait être soumise au Premier ministre ou encore au ministre de tutelle. Et non au Président de la République quand d’ailleurs on sait que les réunions des Conseils des ministres ne se tiennent plus.

C’est, sans nul doute, que les deux hommes ont parlé politique. Donc, il s’est agi de l’«Union sacrée de la Nation» que l’ancien porte-parole du Gouvernement Kabila rejoint à pas feutrés. L’actualité politique étant celle-là.

Quant à l’adhésion de Denis Kambayi, elle était prévisible dans la mesure où, écarté des affaires depuis son passage au Kasaï Central comme gouverneur de province, il se contente de servir le pays au Sénat. Argumentaire avancé pour rejoindre l’«Union sacrée» : répondre à l’appel du Chef de l’Etat pour l’accompagner dans la matérialisation de sa vision de servir autrement le pays pour sa reconstruction et son développement ainsi que le peuple congolais en contribuant à l’amélioration du vécu quotidien de celui-ci.
Du déjà entendu car il s’agit du même argument que d’autres transfuges du FCC ont avancé pour justifier leur adhésion. A l’instar de l’ancien gouverneur du Kasaï Oriental, le député national Alphonse Ngoyi Kasanji, qui a, d’ailleurs, fait allusion à la volonté de Dieu, donc du peuple, pour expliquer son changement de cap. C’est à peine croyable !

Olivier Dioso