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La date butoir du 31 décembre 2020 se rapproche inexorablement. Londres et l’UE continuent de négocier un hypothétique accord commercial avant la fin de l’année. Les discussions sont encore bloquées sur plusieurs points, et le temps presse. Un Brexit sans accord (un «no deal») pourrait être préjudiciable pour les deux entités.

Bruxelles-Londres, Londres-Bruxelles : à force de faire l’aller-retour entre les deux capitales depuis des années, Michel Barnier connaît sûrement par cœur le moindre rail du trajet de l’Eurostar.

Le négociateur en chef de l’Union européenne (UE) sur le Brexit, Michel Barnier, est à Londres pour trouver un accord commercial post-Brexit. Le Royaume-Uni et l’Union européenne ont jusqu’au 31 décembre 2020 pour éviter un « no deal », la période de transition prendra fin et l’absence d’accord pourrait provoquer un nouveau choc économique, plutôt malvenu en temps de crise pandémique.

Les points de désaccord

Le temps presse, mais les négociations bloquent toujours sur les mêmes points : la pêche, les règles de concurrence et le règlement en cas de non-respect de l’accord.

Premier point sur lequel butent les discussions : la pêche. Avec le Brexit, le Royaume-Uni entend reprendre le contrôle de ses zones de pêche, où viennent actuellement les bateaux européens.

Londres veut contrôler les quotas et les renégocier tous les ans. Impensable pour la France, la Belgique, l’Irlande, mais aussi les Pays-Bas et le Danemark, présents dans les très poissonneuses eaux britanniques. Bruxelles souhaite que le dossier avance et rappelle que Londres exporte 75 % de sa pêche vers le marché européen. Soit un débouché qui peut peser dans les négociations.

Le deuxième désaccord repose sur les règles de concurrence. L’Union européenne se dit prête à un accord commercial sans droits de douanes ni quotas. Cela à condition que les britanniques respectent les normes européennes aussi bien en matière sociale, environne-mentale, qu’en matière fiscale. Afin que les règles soient équitables.

Bruxelles souhaite également davantage de transparence sur les aides d’État britanniques, afin qu’elles ne se transforment pas en subventions pour soutenir son économie, et créent ainsi une concurrence déloyale.

Enfin, le troisième point concerne la gouvernance, qui doit régir les différends en cas de violation de l’accord. Cela pourrait se traduire par la création d’un tribunal d’arbitrage. Bruxelles souhaitait que la Cour de justice européenne soit partie prenante concernant le droit européen… mais Londres n’y est pas favorable.

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